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El-Tarf. Des voies de communication dégradées

L’attribution des projets de développement à El Tarf à des entrepreneurs «apprentis», sans une réelle étude des dossiers, a eu pour conséquence directe d’une perte de temps et d’argent jeté à tout vent. La wilaya, dans de nombreux secteurs d’activités, accuse des retards considérables qu’il est difficile de rattraper. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le terrain pour se rendre compte de la casse, de la catastrophe pour ne pas dire de l’hécatombe qui caractérise les différents projets des secteurs d’activité. L’infrastructure de base est la plus touchée. Si la wilaya dispose de routes à double voies qui donnent sur Oum Teboul ou Annaba, il n’en demeure pas moins que la situation est catastrophique au niveau des petites agglomérations ou des mechtas qui ne disposent pas de tracés de routes. Le président de la république a pourtant plusieurs fois insisté pour une amélioration des conditions de vie dans les zones d’ombre. Aussi, au niveau des cités, des quartiers, les citoyens n’arrivent pas à joindre leur domicile à cause de la boue et des voies dégradées. Ainsi, certaines routes, des doubles voies qui ont coûté des milliards de dinars, sont à refaire tant les dégradations constituent un véritable danger pour les usagers. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, la RN82 qui relie le chef-lieu El Tarf à Souk Ahras ne dispose pas encore de sa double voie. Les usagers de la route sont contraints d’user de leur intelligence pour esquiver les trous, l’étroitesse et les nombreux virages qui la caractérisent. Le renouvellement de ce tronçon emprunté est plus que nécessaire en ce moment. La même situation est connue par les écoliers, les lycées et collégiens, les voies d’accès avant de rejoindre les classes se sont dégradées par manque d’entretien… Le commun des mortels se demande où étaient les responsables locaux pendant que ces apprentis entrepreneurs sans qualification aucune exécutaient les projets dont ils ont été attributaires. L’Etat paie chèrement ces contrôleurs qui ferment l’œil sur les malfaçons, l’absence de normes dans le béton… Une telle attitude a un seul sens dans le jargon français «la complicité» une complicité qui se généralise au fil des ans. Le phénomène de complicité du laisser-aller, «el beylik» etc… est devenu monnaie courante du fait que ces apprentis entrepreneurs ne se sont jamais inquiétés outre mesure. La responsabilité dans tout cela est l’incompétence des contrôleurs inaptes pour faire leur boulot. Des interrogations qui taraudent l’esprit mais qui n’ont jamais eu de réponse. A El Tarf comme ailleurs d’ailleurs, des nus pieds repartent en Mercedes, une ou deux villas qui au marché parallèle rapporte une fortune et un compte en banque bourré d’argent sale. La mise à niveau n’est certainement pas pour demain. Cela demande encore plusieurs autres années.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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