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El Bahia laissée pour compte

Je vais me contenter d’émettre mes jugements sur ce qui se passe à Oran, dans la réalité des choses et non sur ce qui se trame derrière les murs de l’Hôtel de Ville. En effet, ce qui se voit, non sans grande amertume et profond regret, dans les rues et les quartiers de la ville, n’est qu’une expression implicite, voire un symptôme d’un grand mal qui ronge, dans un silence mystérieux, les instances de gestion de la ville. Ce qui se passe est, non seulement décevant, mais laisse à penser, pis encore à contempler, au sujet de ces personnes qui se trouvent grâce à un destin fatal, en train de gérer, pas uniquement, les affaires communales, en plus, prendraient-ils par le cou la destinée d’une commune dont son unique faute, c’est qu’elle a été frappée par une calamité réincarnée dans les esprits maladifs de ces personnes… Il faudrait être un responsable version «chez-nous» armé d’un grand cynisme doublé d’une mentalité je-m’en-foutiste sans égale, pour se permettre de déambuler dans les rues d’Oran, en constatant les montagnes d’ordures jonchant les coins des rues et des quartiers, sans avoir le moindre remords sur la conscience. Et, je suis en train de parler –uniquement- des ordures, parce qu’évoquer toutes les insuffisances et les tares, qui ont défiguré l’image «radieuse» de la ville, il faudrait y consacrer un surplus de temps et d’espace. On avait, semble-t-il évoqué la pertinente question des micro-entreprises chargées de la collecte des ordures ménagères, qui ne sont pas toujours rémunérées dans les délais prévus selon les accords signés et les règlements en vigueur. Justement, au sujet de ce point crucial, même si les finances «chétives» de la commune – la plus grande commune de la république- ne pouvait plus donner une suite favorable aux attentes des jeunes éboueurs, l’Etat algérien possède mille et un moyens pour surmonter ce problème. Cependant –paraît-il- (et j’aimerais bien avoir tort là-dessus) que l’on ne veuille pas que les choses soient réglées, sans se laisser heurter, avec préméditation, à des crises et des conséquences –on dirait – fomentées…pourquoi? Pour la simple raison que la bureaucratie algérienne avec sa réputation mondiale est toujours là, afin de réaliser ses prouesses. Elle est constamment là, afin de rendre tout ce qui est facile et pratique, difficile et coriace.. Notre système bureaucratique, -d’ailleurs, même le président de la république en avait assez parlé au cours de ses interventions- serait,- bien sûr additionné à la disqualification de quelques responsables-, une des pierres d’achoppement empêchant une vraie percée vers le développement du pays…

À propos Abdelkader Benabdellah

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