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Education à Mostaganem. Ces enfants qui ne connaissent pas les bancs d’école

En Algérie la scolarisation est obligatoire et elle est décrétée par la loi. La scolarité des enfants est aussi gratuite à tous les niveaux. Des écoles, des collèges et des lycées, l’Etat en a construit conformément au développement démographique du pays. Les pouvoirs publics ont mis tous les moyens d’accompagnement utile à une scolarité optimale.
Ceci veut dire qu’il n’y a aucune raison que des enfants, en âge de scolarisation, ne fréquentent pas les écoles. A défaut de statistiques, personne ne connaît, réellement, le nombre d’enfants que l’on n’inscrit jamais à l’école. Ni en milieu urbain ni en milieu rural, le chiffre d’enfants que l’on prive d’éducation n’est jamais connu.
Les raisons de ce manquement à la loi sont nombreuses mais aussi dépendantes de certaines conditions sociales de la famille. La précarité, la paupérisation et l’analphabétisme sont, probablement, les causes du renoncement à l’inscription des enfants à l’école. Quelquefois l’isolement des populations peut être un motif de cette carence. Toutefois, la fille plus que le garçon, dans ces cas précis, est volontairement condamnée à l’illettrisme et à vie. Ces filles-là ne sont jamais visibles car elles sont victimes d’un esprit tabou qui les éloignent de l’éducation alors que celle-ci est le meilleur moyen pour elle de se construire.
Pour les garçons, la non fréquentation des écoles relève plutôt de leur utilité à travailler pour aider la famille dans le besoin. Ces enfants sont issus en général de parents pauvres ou habitant des territoires dispersés. Quelquefois, il se trouve que les objectifs des parents ne sont pas en adéquation avec ceux du système scolaire. Mais le plus préoccupant dans une telle situation c’est d’abord le manque d’enquêtes sociales pour mettre en lumière les statistiques d’enfants qui n’ont jamais été inscrits à l’école. Des enquêtes entreprises par les services sociaux permettraient, au moins, de mieux connaître ce fléau et prendre des mesures pour l’éradiquer.
Dans ce sens, la loi est claire et les moyens existent pour éviter d’avoir encore des enfants analphabètes. Aujourd’hui, avec la numérisation, il serait désormais possible de connaître le nombre d’enfants qu’on empêche de rejoindre les bancs d’écoles. Faut-il encore souligner qu’il serait recommandable qu’une telle tâche doit figurer parmi les missions des directions de l’éducation nationale. Car l’éducation, par principe, servirait tous les enfants, ceux scolarisés et ceux que l’on cherche à faire scolariser. Aux responsables de l’action sociale de s’occuper de cette problématique du refus des parents à inscrire leurs enfants à l’école. Aujourd’hui, avec les moyens existants, tous les enfants de la nouvelle Algérie doivent, par la loi, accéder à l’éducation.

À propos CHAREF KASSOUS

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