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Edification d’une Algérie nouvelle fondée sur l’Etat de droit. La corruption, l’ennemie de l’économie

Quels sont les moyens appropriés de lutte contre la corruption? Pourquoi lutter contre la corruption dans la vie publique, en entreprise ou en administration? Pari gagné pour l’Algérie et la Haute Autorité nationale de transparence de prévention et de lutte contre la corruption. L’Algérie a compris les enjeux de la mise en œuvre d’une stratégie de transparence et de lutte contre le phénomène. Des spécialistes considèrent à ce propos que la vie publique et l’activité économique du pays semblent très inspirées du «modèle» coréen de lutte contre la corruption mais l’Algérie a opté pour son «propre modèle» qui repose en plus, de la prévention sur la transparence et la lutte. C’est dans un souci majeur de préserver l’économie nationale du «mal endémique» qui la gangrène durant une décennie entière que l’Algérie a enfin mis en œuvre «sa Stratégie nationale de transparence de prévention et de lutte contre la corruption». Pourquoi une telle Stratégie? Quels sont ses objectifs? L’Algérie et son économie sont passées par plusieurs étapes dont une est politique et l’autre structurelle. L’évaluation d’une telle stratégie n’a rien de comparable avec les expériences d’autres pays du monde touchés par le fléau. La lutte contre la corruption a ses propres caractéristiques en Algérie. Il va sans dire que les moyens de lutte ne sont pas forcément les mêmes que dans d’autre pays. Moralisation de la vie publique, assainissement de l’activité économique, l’autonomie et indépendance de la justice, et renforcement de l’Etat de droit … Autant de principes fondamentaux sur lesquels repose le chantier titanesque nommé «lutte contre la corruption» en Algérie. Selon des spécialistes, un chantier aussi vaste dans une Algérie nouvelle, ne peut se concevoir sans une stratégie de lutte et de prévention contre le phénomène de la corruption. C’est donc fait. Samedi dernier a été lancée officiellement la Stratégie nationale de transparence de prévention et de lutte contre la corruption. En effet, c’est au nom du Président de la République, Abdelmajid Tebboune, qu’a eu lieu la cérémonie du lancement officiel de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption. Le Premier ministre, Aymen Benabderrahmane, a souligné dans ce contexte que « le Président de la République a accordé, depuis son élection, une grande importance à la moralisation de la vie publique et à la lutte contre la corruption, sous toutes ses formes, en témoigne la mise en œuvre de plusieurs engagements, notamment ceux relatifs au renforcement de la bonne gouvernance et à la réforme globale de la Justice pour en assurer l’indépendance et la modernisation, outre la promotion de la démocratie participative et la construction d’une société civile libre, intègre et active dans le cadre de l’édification d’une Algérie nouvelle fondée sur l’Etat de droit et consacrant la justice sociale, l’égalité et la démocratie participative, l’objectif étant de réaliser le bien-être et la prospérité du citoyen ». A cette occasion, il a rappelé « l’intérêt voué à la création de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption et les larges prérogatives qui lui ont été conférées, l’habilitant essentiellement à mettre en place une Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption ». A cet effet, M. Benabderrahmane a souligné que la Constitution de 2020 « a prévu plusieurs mesures et dispositions relatives à la prévention et à la lutte contre la corruption, conformément aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie, et différents articles pertinents, dont ceux inhérents à la protection de l’économie nationale contre toute forme d’abus, la promotion du rôle de la société civile pour l’associer à la gestion des affaires publiques, l’obligation de déclaration des biens et la prévention des conflits d’intérêt, en veillant à ce que les fonctions et les mandats au sein des institutions de l’Etat ne soient pas une source d’enrichissement ni un moyen pour servir ses propres intérêts ». A ce propos, le Premier ministre a fait observer que le gouvernement « a inscrit la lutte contre la corruption et la moralisation de la vie socioéconomique au cœur de son plan d’action annuel, à travers la mise en place de réglementations et de procédures visant, directement ou indirectement, à assurer la transparence de la gestion des deniers publics, à bannir le népotisme et le clientélisme et à mettre la politique à l’abri de l’argent sale. Des acquis dont le Président de la République a été l’initiateur, à travers ses décisions strictes, qui ont permis d’assainir l’action politique en l’éloignant de tout ce qui est susceptible de l’entacher ou de la détourner de sa vocation de faire prévaloir l’intérêt suprême du pays ». Pour sa part, la présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, Mme Salima Mousserati, a affirmé dans son allocution que son instance « s’est basée dans l’élaboration de cette stratégie sur le plan 2030, lequel souligne l’importance de renforcer la transparence, la reddition de compte et la lutte contre la corruption pour réaliser les ODD, et met clairement en évidence le lien entre la corruption, la paix, les sociétés justes et inclusives dans l’objectif 16, ainsi que dans la déclaration politique issue de la 32e Assemblée générale extraordinaire de l’ONU ». Elle a, dans ce sens, jugé impérativement de « se référer à l’approche des ODD lors de l’élaboration des programmes sectoriels destinés à l’exécution, au suivi et à l’évaluation de la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, susceptible d’habiliter l’Algérie à atteindre, efficacement et effectivement, les objectifs tracés pour l’horizon 2030 ». Mme Mousserati a expliqué que la Stratégie nationale « vise à mettre en place une série de dispositions et plans stratégiques sectoriels tendant principalement à traiter la problématique de changement du comportement de l’individu et des groupes en vue de renforcer la transparence et la prévention et la lutte contre la corruption au niveau des secteurs public, économique et de la société civile étant des acteurs concernés par la mise en œuvre et le suivi de cette stratégie ».

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