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Eau potable. La wilaya est-elle à l’abri d’une crise?

Telle est la question qui taraude les esprits des observateurs les mieux avertis de la wilaya. En effet, l’alimentation en eau potable connaît des perturbations depuis plusieurs jours notamment à Ain-Skhouna où ce liquide précieux suscite la grogne des habitants qui aujourd’hui, prient les Autorités locales de faire avancer les choses quant à leur approvisionnement en eau potable, du fait que le 25 avril dernier, le wali en se rendant dans cette région, reculée du chef-lieu de wilaya de 90 km, leur avait promis l’envoi d’une Commission d’enquête pour vérifier l’état de la nappe phréatique. Plus de 02 mois et quelques jours sont passés et les habitants de cette région de Ain-Skhouna attendent les résultats de cette enquête sur le manque de cette denrée qui se fait rare au point où le bain de la station thermale qui attirait beaucoup de monde, vient de fermer ses portes. De même aussi pour certains quartiers de la ville de Saida qui reçoivent l’eau au compte-goutte. Une situation qui nous rappelle celle des années 1990/91 où les wilayas de Saida et Tiaret se sont livrées une guerre sans merci, à coups de communiqués de presse, à cause de l’eau sachant pertinemment que la commune de Ain-Skhouna se trouve à quelques encablures de la frontière avec la wilaya de Tiaret et de ce fait, le pompage illicite de l’eau à partir de Ain Skhouna avait fait des ravages. Alors s’agit-il du même scénario de 1990/91 qui remonte à la surface ou bien s’agit-il d’autre chose que le Commun des mortels, ici à Saida ignore. Mais comme il y a peu de communication et beaucoup de spéculations, les « qu’en dira-t-on » font le tour de la ville. Aucune information n’a été livrée pour lever le voile sur cette perturbation dans la distribution de l’eau et encore moins sur les solutions attendues et cette situation fait jaser surtout les habitants de Ain-Skhouna. Le black-out sur cette crise d’eau alimente les inquiétudes et suscitent la colère, du fait que pour la population, l’eau est une priorité absolue… Et dire que Saida, ville des Eaux, est devenue malheureusement ville des Mots et des Maux. Quoi qu’il en soit, le dossier de l’eau est de nos jours un dossier visqueux et gluant avec en plus une situation sanitaire de plus en plus inquiétante. Et c’est la paix sociale qui risque d’en pâtir… A suivre !

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