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Du privé, là où il ne faut pas!

Après la «bonne nouvelle» du projet de la libération des produits de consommation de première nécessité, parait-il que l’on est en train de «penser» à un autre projet pas moins dangereux …Il s’agit de se désister de la gestion de l’Etat au profit du privé concernant la gestion des gares routières …Nous sommes, semble-il, en train de marcher doucement, mais sûrement vers un capitalisme chaotique et sauvage …ces mesures ne sont pas périlleuses en elles-mêmes, mais eu égard à la situation du pays…Comme je l’avais évoqué dans une précédente chronique, il faudrait d’abord travailler vigoureusement afin d’instaurer un authentique Etat de droit avant de passer à ces démarches aventureuses. Un Etat de droit où tout le monde et sans la moindre exception, est soumis aux lois de la république…C’est la primauté de l’Etat sur tout et sur tous.. Et ce qui se passe aux Etats Unis par exemple; ce pays qui inspire pas mal de nos gouvernants. Dans ce pays, aucun citoyen quel que soit son rang politique ou social, quelle que soit sa fortune, n’est en mesure de défier les lois américaines. C’est un pays où même la gestion des établissements carcéraux est léguée aux privés. Il existe même un genre de police privée. Il y a quelques semaines, nous avons vécu un vrai cauchemar à cause des prix de la pomme de terre – produit de première nécessité- qui a atteint un record jamais atteint auparavant…C’était pour nous une occasion de voir et constater et pour les pouvoirs publics un test difficile, prouvant que les services de l’Etat concernés par cette affaire, sont restés et pendant au moins une quinzaine de jours, impuissants devant le fait accompli créé par une horde de mandataires… Voilà pourquoi nous ne pouvons admettre aveuglément les mesures aventureuses, conçues dernièrement par le gouvernement. Ce n’est pas parce que ce ne sont pas des mesures fiables du point de vue économique et la réorganisation de la restructuration de secteurs vitaux de l’Etat, mais la situation du pays où l’autorité de l’Etat n’est que du noir sur blanc, où les barons de l’économie parallèle font la pluie et le beau temps dans le pays. Il faudra d’abord, que l’Etat procède à une «reconquista», progressive de son autorité sur tout et sur tous. La corruption et le pouvoir de la finance parallèle dictent toujours leurs lois, en amont et en aval…Il faudrait tout simplement, commencer par le commencement.

À propos Abdelkader Benabdellah

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