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Du carburant à emporter Interdit mais, toléré

Les enquêtes sécuritaires diligentées sui-tes aux feux de forêts en série, ayant sé-rieusement, touché le patrimoine national forestier dans quelques régions du pays, se rapprochent de plus en plus, de la thèse de l’acte criminel. Les premières conclusions auraient abouti à quelques données réelles renforçant cette thèse. Les scélérats qui seraient derrière ces incendies se sont, parait-il, approvisionnés en carburant pour s’en servir dans la provocation des feux, auprès des stations services. Alors, que depuis l’avènement du terrorisme, il y trois décennies de cela, la loi interdisait aux stations services de vendre le carburant dans les bidons. Puisque en Algérie, chaque loi possède son revers, ses multiples interprétations et sa marge de tolérance, l’on ne va pas s’étonner que des pompistes n’aillent trouver aucun inconvénient à enfreindre cette loi. A notre avis, ce n’est pas en interdisant la vente du carburant «à emporter» que l’on va s’attaquer aux visées criminelles de quelques ennemis de ce pays agissant anguille sous roche. Apparemment, ces ennemis avaient l’intention de faire de l’opposition au régime en place, à leur manière. Alors que saboter et porter atteinte au patrimoine public, n’a jamais, été le meilleur moyen de faire de l’opposition politique. Et, s’il y a opposition, – on sait jamais- et bien, elle est directement, dirigée contre l’Algérie et son peuple. Pour protéger notre patrimoine forestier des visées criminelles, il faudrait mettre en place une stratégie ficelée de protection et de vigilance permanentes. Or, ce qui est constatable actuellement, c’est que nos forêts sont affreusement, laissées aux considérations aléatoires. Jusqu’à là presque totalement absent, l’Etat doit marquer sa présence et évidemment, son autorité là où il devrait, naturellement, obligatoirement, et constitutionnellement se trouver. A bien méditer les actes criminels des feux de forêt, ces derniers traduisent, presque parfaitement, ce relâchement inquiétant, des pouvoirs publics là où ils devraient y imposer leur autorité. Cela était devenu avec le temps un dangereux mauvais pli. Des étendues sylvestres qui se comptent par des millions d’hectares ne sont même pas pourvues de simples garde-forestiers, afin d’assurer un minimum de vigilance. N’importe quel malfrat ou un déréglé psychopathe pourrait à n’importe qu’elle heure de la journée et n’importe où, provoquer un incendie de forêt. Plus grave encore, presque toutes les forêts qui se trouvaient à proximité des zones habitées ou à la lisière des routes et des chemins fortement, empruntés subissent une dégradation inquiétante, à cause des ordures et toutes sortes de malpropretés.

À propos Abdelkader Benabdellah

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