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Domaines publics. Absence de contrôle et suivi des établissements classés

Les collectivités locales subissent régulièrement les affres des occupations illégales et irrégulières de leurs domaines publics par des personnes qui ne s’encombrent pas des questions d’autorisation d’occupation du domaine, des armes juridiques existent mais sont finalement bien plus souvent incitatives que contraignantes. Certains élus et responsables ne cessent, malheureusement, de démontrer  leur impuissance, leur ignorance pour ne pas dire leur connivence. Il ne s’agit pas de les rendre comme seuls responsables du phénomène. Le domaine public ne peut être légalement occupé sauf à ce que l’occupant bénéficie d’une autorisation avec des clauses. Ne respectant aucune des clauses des autorisations officielles délivrées par les autorités locales, plusieurs établissements classés, menuisier, ébéniste, étalages anarchiques, soudeur, tôlier …) peuvent présenter lors de leur exploitation des risques de pollution, des nuisances ou des désagréments, soit pour le voisinage, la santé, la sécurité et la protection de l’environnement, squattent de plus en plus les trottoirs et même la chaussée. Ces derniers sont pratiquement inutilisables par les piétons. Depuis des années l’occupation des trottoirs par ces établissements, demeure le point noir qui entache le paysage déjà défiguré. Ce fait qui s’apparente à un véritable phénomène de société a atteint des proportions alarmantes. Il résiste à toutes les tentatives des pouvoirs publics d’y mettre un terme. Ce phénomène est devenu si présent, qu’un grand nombre de personnes n’y fait même plus attention. Le simple fait d’en parler pourrait sembler étrange selon l’audience. Le hic, c’est que beaucoup de ceux qui sont censés contrôler (commission chargée du suivi et contrôle des établissements classés), avec pour mission d’assurer la protection des populations et de l’environnement à l’encontre des risques accidentels, chroniques et sanitaires que l’activité industrielle peut générer. Outre ces établissements classés, le phénomène de l’occupation de l’espace public ne cesse de gagner en ampleur à Oran, les trottoirs, terrains publics et chaussées sont envahis par le biais de diverses techniques ; étalages anarchiques, barrières, bacs à fleurs, grosses pierres, présentoirs de nourriture, poubelles…). Un tel phénomène devait depuis longtemps interpeller des actions bien étudiées pour y remédier tellement il entraîne avec lui des atteintes à la qualité de vie et à négliger le principe d’égalité dans l’exercice des activités économiques et industrielles. Un débat d’idées impliquant toutes les parties prenantes pourrait faire éclore des solutions concrètes face à ce banditisme banalisé.

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