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Dites-nous comment est votre wilaya, nous vous parlerons de la notre

Heureusement que le ridicule ne tue pas, si c’était le cas, nos fossoyeurs s’arrêteraient de creuser des tombes et nos cimetières afficheraient partout complet. A Saïda et tout le monde l’a remarqué, certains de nos citoyens, débarqués se conduisent comme des guignols, ils se donnent en spectacle à longueur de journée et se foutent éperdument de l’image que l’on peut retenir d’eux. Ils ont pour objectif la séduction du maître du moment qu’ils n’hésiteront pas à trahir dès qu’il aura perdu son statut de Chef mais tant qu’il a les rênes en main, ils useront de toutes les bassesses et soumissions imaginables pour s’attirer les bonnes grâces de celui qu’ils considèrent momentanément comme leur messie. Dans notre vie d’homme de presse, on en a rencontré plusieurs de ces hommes-caméléons. Ces messieurs sont partout et ils n’ont jamais d’opinions personnelles, ils sont toujours en attente de directives qu’ils appliquent à la lettre sans chercher à les comprendre ou à les analyser. On retrouve ces bonimenteurs un peu partout, aucun domaine ne leur échappe. Pour les repérer, il suffit de chercher dans l’entourage immédiat du grand manitou, ils sont obligés de graviter autour de lui afin de récolter les fruits de leurs vils asservissements. Ils savent qu’ils sont grotesques en agissant ainsi, mais la perspective d’une ascension les rend complètement aveugles… Plaire au chef est leur But ! Les autres, c’est à dire nous tous, ne sommes qu’un ramassis de jaloux. Il nous arrive souvent d’avoir de l’admiration pour leurs aptitudes à se métamorphoser et à s’adapter à n’importe quelle situation. Et c’est à chaque fois la même chose. Dès qu’un nouveau wali arrive, ils se mettent tout de suite en diapason avec ses idées et ses pratiques et cela si elles sont diamétralement opposées à leurs convictions personnelles. Il leur arrive même de changer de couleur politique comme de chemise pourvu qu’ils aient la même couleur que celle du chef qu’ils courtisent. Nos scientifiques doivent se pencher sur l’étude de la composition de l’ADN de ces messieurs, ils doivent avoir des gènes différents des nôtres puisqu’ils ne connaissent ni la honte ni la décence et encore moins la pudeur. On les appelle tout simplement des hommes élevés aux hormones de la magouille. Alors que dire de ces sinistres individus rodés aux vieux réflexes qu’on croyait révolus et qui n’hésitent pas, à chaque fois que l’occasion se présente, à traîner de véritables champions du temple de l’incongru pour nous sacrifier une autre fois sur l’autel de l’autel… et ils oublient que nous nous dirigeons vers la 2ème République. Entre bistre et patine, le leurre politique déploya d’autres armes encore plus mensongères. De véritables cadres natifs de Saïda quittent malgré eux leur ville d’origine. Ils font actuellement le bonheur d’autres villes du pays. Pourquoi sont-ils partis? Pourquoi sommes-nous restés? Certains ont raté la Révolution Sociale alors que d’autres ont réussi l’inoculation haineuse. Nous sommes en 2020 et nos saidis, le peu qui reste, sont toujours hantés par la folle illusion de vaincre le destin maudit. Ils continuent toujours à penser que leurs vies sont confisquées. Quel préambule à une vie faite d’exclus, de suicides et de malades mentaux. A Saida, vivre vite et mourir jeune en faisant un beau cadeau devient un « Graa « , et ce n’est pas demain la veille, car la crise de sauvagerie, dans laquelle SAÏDA est entrée est antagoniste ou éternelle des nouvelles cités et l’âme cabossée d’une ville déchirée par les luttes de clans et de faux-clans et tribales, tempêtera longtemps sur les crânes par la faute de qui ? Par la faute de ses enfants évidemment qui passent leur temps à se tirer dans les pattes. Comment expliquer qu’une vérité n’a rien à voir avec le mensonge et qu’un terroriste de guichets est plus dangereux qu’un terroriste tout court… et qui court… toujours? Que dire d’un homme de presse qu’on manipule à chaque coin de rue? Que dire de cette rue qui étouffe sous la rumeur? Que dire de ce responsable, à peine installé sur son fauteuil calfeutré, qu’il se dépêche d’aller faire provision chez le taleb du coin ou chez la guezzana? Que dire de tel autre qui prend l’intitulé de son service qui joue à la roulette russe le destin de toute une population et de sa remise à niveau? Est-ce à dire que la malice paysanne est plus forte que la ruse citadine? Alors quel est le problème de Saida? Certains ont déclaré récemment, lors d’une rencontre avec la société civile, que 70% des élus sont à l’origine de cette décadence dans laquelle était SAIDA jadis de gloire et d’histoire. Alors comment sauver ce qui reste à sauver ? Cet article peut paraître provocateur mais la réalité est en face et elle crève les yeux et l’histoire nous jugera tous pour notre silence.

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