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Direction Générale des Domaines. Les biens de la «Issaba» aux enchères

Sitôt dit, sitôt fait, l’Etat et le gouvernement sont passés à la phase d’application à la lettre des directives du président de la République, concernant l’accélération des ventes des biens saisis de la «Issaba». Le Chef de l’Etat, Abdelmajid Tebboune, avait annoncé, en décembre dernier, la récupération par l’Etat d’un montant de 30 milliards de dollars de biens et fonds détournés par les résidus de la Isaaba. C’est l’aboutissement logique des efforts de l’Algérie, visant la restitution des deniers publics détournés ou expatriés vers l’étranger, bien que cette procédure se poursuive toujours avec la coordination et la collaboration entre autres, judiciaire et diplomatique, des services consulaires et ambassades de pays concernés. Certaines informations laissaient supposer que parmi ces fonds et biens, il y aurait ceux qui étaient déposés dans 12 pays. Ce qui met en déroute et en faux les supputations selon lesquelles «certains fonds détournés à l’étranger étaient impossibles à récupérer» car, contrairement à ces allégations, les autorités algériennes ont réussi à en restituer une partie importante. Plus encore, l’Etat a rendu public dans la transparence, les ventes aux enchères des biens saisis et récupérés des membres privilégiés de l’ancien clan déchu. Cela traduit une nouvelle fois la volonté manifeste du pays à capitaliser et à préserver ses ressources pour éviter leur effritement et leur déperdition. C’est aujourd’hui ancrée et palpable sur le terrain. La Direction des Domaines de la wilaya d’Alger vient d’informer l’opinion qu’elle procédera, à partir de la semaine prochaine, à la vente aux enchères des biens appartenant aux membres de la «Issaba». La vente aux enchères débutera, selon une information rapportée par le magazine « Jeune Afrique », le dimanche 21 janvier et aura lieu dans 04 communes d’Alger, à savoir Zéralda, Chéraga, Draria et Bir Mourad Rais. En outre, cette opération qui fait suite au jugement définitif de la Cour suprême, permettra à l’État d’enregistrer d’importantes rentrées d’argent et de rembourser, au Trésor public, une partie des sommes détournées par Mahieddine Tahkout et consorts. Autre détail, dans la liste des biens que les services des Domaines vont soumettre aux enchères publiques, on retrouve des meubles, des vêtements, des équipements électroménagers ainsi que plusieurs objets de luxe. Pour rappel, le 25 décembre dernier, lors de son discours à la Nation devant le Parlement, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait annoncé que l’Algérie a pu récupérer l’équivalent de 30 milliards de dollars de biens et de fonds détournés par «les résidus de la Issaba». Mahieddine Tahkout, l’ancien magnat du secteur automobile sous Bouteflika (1999-2019), doit au Trésor, la somme colossale de 309 milliards de dinars. Ensuite, les frères Kouninef, hommes d’affaires proches de la famille Bouteflika, ont causé à l’État un préjudice qui dépasse les 275 milliards de dinars. Quant à l’ancien patron de SOVAC, Mourad Eulmi, il doit rembourser au Trésor un total de 223 milliards de dinars. Avec une simple addition de ces trois montants que la justice algérienne, rappelons-le, a rendus public, on arrive à un total astronomique de 807 milliards de dinars, soit près de 06 milliards de dollars américains. Mais ce n’est pas tout. Un décompte du ministère de la Justice, réalisé en décembre 2022, a dressé la liste des possessions des membres de la «Issaba» que l’État algérien a récupérées: 4.200 biens immobiliers, 229 terrains agricoles et 401 lots de foncier industriel, 6.400 comptes bancaires et 99 titres bancaires, 25 yachts et bateaux, 4.203 bus et camions de gros tonnage, 1.330 gros engins et 236 machines agricoles, 821 véhicules utilitaires et 7.000 voitures touristiques. À cette liste, s’ajoutent des dizaines d’usines, d’unités industrielles, de complexes touristiques et de sociétés de gestion, ainsi que les fonds détournés à l’étranger et pour lesquels l’Algérie a émis 220 commissions rogatoires, dans une trentaine de pays, européens essentiellement. Le président de la République avait de même évoqué que ce sont ces mêmes résidus de la Issaba qui avaient provoqué la pénurie des produits alimentaires.

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