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Diplomatie algérienne: Du pain sur la planche

Comme vous le n’ignorez pas, l’on ne demande jamais des comptes à un ambassadeur en fin de mission, dans telle ou telle capitale du monde. Il a terminé son séjour, il est donc, de facto remplacé par un autre, sans se demander qu’avait-il apporté à l’Algérie comme avantages et comme intérêts pour le bien commun de la nation. Et d’ailleurs, c’est pour ça qu’il est payé et entretenu. -Disons, bien payé et bien entretenu- pour une présence physique sur les lieux du travail ; les récentes injonctions du Premier ministre, M.Benabdarrahmane, à l’égard de nos ambassadeurs auprès des pays étrangers, entre, justement, dans cet ordre des choses. Ils ont, à cet effet, été boostés afin de s’occuper, un peu plus sérieusement, de notre communauté à l‘étranger et par la même occasion, travailler à promouvoir la destination Algérie, concernant justement, à mettre en exergue les potentialités touristiques de notre pays auprès des peuples des pays où ils y sont accrédités. Il y a longtemps, nous avons suggéré la mise en place d’un genre d’observatoire national pour les affaires diplomatiques dont la principale mission consisterait à superviser, voire coordonner l’action diplomatique et consulaire de notre pays à l’étranger. Cette instance n’irait guère supplanter le MAE, mais l’assister, le conseiller. La diplomatie n’a jamais été l’affaire du seul ministre des Affaires étrangères. Le rôle de ce dernier n’est autre que de coordonner et de diriger l’action diplomatique, du point de vue options politiques. Il s’agit d’un corps, d’un département ministériel, subvenu d’un énorme budget et géré par un personnel qualifié, formé et payé à cet effet et dont la principale mission serait -normalement- de servir avec abnégation les intérêts vitaux du pays qu’ils sont censés représenter et…servir. !!.. Il n’y a pas à s’interroger là-dessus. Ce qui se passe dans le corps diplomatique et consulaire, est similaire, comme deux gouttes d’eau, à ce qui se passe ailleurs, dans les autres secteurs. C’est le même climat de foutoir qui y règne partout. Aux affaires étrangères y règnent également, les mêmes maux bureaucratiques que l’on trouve partout : du piston, du favoritisme, du népotisme, du tribalisme et mercantilisme voire même du régionalisme. La qualification, l’aptitude, l’intégrité, le nationalisme ne sont –à vrai dire- que des vains mots et des slogans creux sans lendemain. Vous auriez peut-être tous entendu parler de la Zaouïa de Mostaganem dans les années 80 où l’on désignait les ambassadeurs et les consuls par le truchement de la baraka de la zaouïa et ses hôtes. C’est sûr qu’il n’y a plus de zaouïa, certes, les temps ont changé. Toutefois, les mêmes pratiques sont perpétuées autrement.

À propos Abdelkader Benabdellah

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