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Dialogue, la monnaie de l’assurance !

L’exécutif semble être pris de court par la protestation des mouvements sociaux. Il ne s’attendait pas à une telle protestation. Et pourtant, le gouvernement de Djerad n’a pas été « prévoyant » par la simple raison qu’il devrait s’y attendre après la dévaluation du Dinar qui a négativement affecté le pouvoir d’achat. Le gouvernement n’a pas été efficace, car n’ayant pas pu faire face à la hausse des prix en ce mois de Ramadhan. Son ministre du Commerce ne cessait pas de crier sur tous les toits que la hausse des prix disparaîtra au bout de la seconde semaine du mois sacré. Aujourd’hui, le gouvernement ou plutôt l’exécutif agite, lui-aussi, la main de l’étranger qui manipule les mouvements sociaux. Un discours qui ne passe plus, surtout chez les jeunes générations. « Il a été remarqué récemment que l’activité syndicale a été exploitée par certains mouvements tendancieux qui veulent semer la discorde, et dont les plans ont été débusqués et leurs plans dénoncés », précise le communiqué des services du Premier ministre. S’il y avait «manipulation» avec preuves à l’appui, Djerad aurait dû et devrait présenter les preuves à la Justice. «Le droit de grève ne doit pas s’exercer en dehors des lois y afférentes», rappellent les services du Premier ministre, qui expliquent que ces pratiques sont nées pendant le règne de «la Issaba», ces deux dernières décennies, des «pratiques qui sont sorties du cadre de la revendication légitime des droits à la logique de l’illégalité, ignorant l’impératif de la continuité du service public», ajoute le communiqué. «Le gouvernement reste déterminé «à poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux afin de consolider la paix sociale, et il est également déterminé à affronter fermement toutes les tentatives visant à saper l’ordre public», selon la même source. Au final, on parle de dialogue, mais aucune date n’a été fixée. Le gouvernement est là pour proposer des solutions et faire face à des crises. Un gouvernement ne fait pas trop de commentaires sur les mouvements sociaux. Djerad devrait suivre Tebboune, qui l’a désigné et qui a appelé au dialogue avec les mouvements sociaux. Le gouvernement devra rassurer le citoyen et non pas l’embarquer dans des voies sans issue. La cherté de la vie est bien là, le gouvernement doit agir. Djerad, comme tous les autres responsables, devra comprendre que le Hirak a «transformé» l’Algérie qui ne croit plus en l’UGTA et aux organisations qui ont soutenu le cinquième mandat. L’Algérie d’aujourd’hui croit aux faits et veut, tout simplement, vivre dignement. Le dialogue est plus que salutaire, c’est la voie de l’assurance et surtout de la stabilité.

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