Accueil » CHRONIQUE » Devrait-on répondre à l’appel de la grève?

Devrait-on répondre à l’appel de la grève?

Des syndicats ont enfin réagi au drame de la chute libre du pouvoir d’achat.. De notre côté, nous tenons à dire : merci ! chers messieurs dames syndicalistes, de trouver le temps de réagir alors, que nous entamons la dernière décade du mois sacré.. Mieux vaut tard que jamais, dit-on, n’est-ce pas ? Vous savez, nous avons pratiquement oublié qu’il existe, encore chez nous, quelque chose qui s’appelle syndicat suite au suspicieux silence radio des baroudeurs de notre front social …après un très long sommeil nous rappelant l’histoire des sept dormants, voilà les syndicats qui nous incitent à la grève ! Mais de quelle grève s’agit-il ? D’abord, les syndicats et pas uniquement l’UGTA devraient engager, avant de faire quoique ce soit, un dialogue avec le pouvoir exécutif représenté par le Premier ministre. Nous devrions reparler la LDF 2022 qui serait derrière ce foutoir et puis demander des explications sur l’impuissance de l’Etat à mater les réseaux maffieux des spéculateurs et des pénuristes. Non seulement ça, mais nous constatons, avec grande déception, un manque de synchronisation entre les différents services et départements du gouvernement dans la lutte contre les pénuristes et les spéculateurs. Cela ne devrait nullement dire que nous feignons renier qu’il y a un travail de lutte qui se constate sur le terrain de la part des services de sécurité pour lesquels nous tenons à rendre un grand hommage.. Toutefois, ce travail demeurerait trop insuffisant par rapport à l’énormité du drame. Du moins, ils accomplissent un devoir qui est le leur dans les limites des moyens du bord. Ce sont, en effet, nous chers concitoyens syndicalistes, nos « fidaies » du front social qui avaient passé le ramadhan à apprécier de loin ce tragique spectacle. L’on s’attendait peut-être, naïvement, à une accalmie ou une trêve unilatérale du côté des monopolistes de l’économie parallèle ! Les deux tiers du mois sacré sont écoulés et rien ne laisse présager un retour à la normale …après les produits de consommation, de première nécessité, ça serait au tour des produits et des intrants pour les recettes des gâteaux et enfin les vêtements de l’Aïd pour enfants dont les prix commencent déjà à brûler ..Mieux vaut tard que jamais, et bien oui ! Lorsqu’on n’a pas l’embarras du choix, il faudrait se contenter d’accepter ce qu’il y a de disponible, ce serait à contre cœur..nous souhaitons que cette « réaction » de la dernière minute du syndicat national, ne soit pas qu’une simple intervention médiatique.

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Ghaza, la Nekba de plus

Nous sommes au 223ème jour, ...

Optimisme pour la nouvelle Algérie

Devrait-on rester optimiste quant à ...

L’eau, encore des perturbations

Dans les pays où le ...

souveraineté nationale, une ligne rouge !

“La théorie de la souveraineté ...

Le mouton de toutes les spéculations

Nous sommes, à un peu ...