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Développement et exploitation du gisement de zinc et de plomb de Oued Amizour (Béjaïa). Le projet sur la bonne voie

Le projet de développement et d’exploitation du gisement de zinc et de plomb de Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, est sur la bonne voie. En effet, lors de la dernière réunion périodique du Conseil des ministres, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné «de parachever tous les préparatifs du lancement du projet de développement et d’exploitation du gisement de zinc et de plomb de Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa». Ce qui est fait, assure une source proche du dossier, qui nous précise que «le dossier du parachèvement du lancement de l’exploitation de cet important gisement est en voie de finalisation». Lors de la même réunion, le président de la République a donné des directives à l’effet d’interdire l’importation de marbre et de céramique dans leur forme finale et de revoir le système juridique de l’Agence nationale des activités minières, en vue de définir un mécanisme plus efficace et plus performant à même de maîtriser et réguler l’exploitation des richesses minières que recèle notre pays. Rappelons qu’une convention-cadre entre l’université de Béjaia, le groupe minier «Manadjim El-Djazair» et le groupement «Algeria Corporate universities – GACU», portant sur leur coopération mutuelle dans le domaine minier, a été signée en janvier dernier. Cette convention paraphée vise à promouvoir «les champs disciplinaires pouvant contribuer au développement de l’activité minière et à la valorisation de sa production», comme est convenu d’intensifier les échanges d’experts et d’expériences entre les partenaires «pour la production d’informations relatives, à la fois, à la recherche, l’exploration et l’exploitation dans le domaine minier et la commercialisation de ses produits». En marge de la signature de la convention, les trois partenaires, accompagnés de l’exécutif de wilaya se sont rendus sur le site de la mine de plomb et de zinc d’Amizour à 25 km de Béjaia où ils se sont enquis des conditions du lancement de son exploitation et de l’aide éventuellement à apporter pour rentrer rapidement dans la production de ces deux minerais. Ce gisement, confié à une joint-venture algéro-australienne, dénommée «Western Méditeranean Zinc», est considéré comme l’un des plus grands du monde avec une réserve prouvée de 53 millions de tonnes dont 37 millions de zinc et 16 millions de plomb. «Un grand projet qui revêt un caractère stratégique pour le pays et fera face au besoin national, pour les industries utilisant cette matière première et à en exporter l’excédent», estiment les experts miniers qui tablent, une fois que le gisement soit entré en exploitation, sur la «réduction de la facture d’importation et générer aussi des rentrées en devises». Comme est convenu, au terme de la signature de cette convention, de recruter quatre majors de promotion de l’Institut de géologie de l’université Abderrahmane Mira par deux filiales du groupe «Manadjim El-Djazair» (Manal). L’exploitation du gisement de zinc de Tala Hamza, à Oued Amizour, est très attendue par la population de la wilaya de Béjaia. Un projet qui boostera, à coup sûr, l’économie locale. De par sa ressource minérale, le gisement de Tala Hamza dispose du potentiel pour devenir l’un des dix premiers producteurs de zinc dans le monde. Pour les exploitants de ce gisement, le site présente beaucoup d’avantages en citant sa proximité avec l’aéroport international, un port en eau profonde, une centrale et un réseau électrique performant et surtout de l’eau en abondance. A cela, il faut ajouter la proximité dudit site avec les fonderies européennes de zinc les plus importantes. Le site couvre 125 kilomètres carrés et comprend une série de d’autres richesses non encore suffisamment explorées dont du plomb et du cuivre. En plus de ses capacités importantes, le produit du gisement de Tala Hamza est considéré aussi comme étant des plus importants au monde de par sa qualité qui contient peu de contaminants, compatibles aux nombreuses fonderies européennes. Le projet devait, pour rappel, démarrer en 2012, mais l’étude de faisabilité pour s’assurer que la mise en exploitation dudit gisement zincifère ne porte aucune atteinte à l’environnement, a été revue, suite à la demande de la partie algérienne. «Les retombées économiques de l’exploitation de ce gisement vont dépasser la région et s’étaleront sur l’ensemble du territoire», a-t-on appris des experts en charge de ce dossier, qui ambitionnent de créer plus de 600 postes d’emplois directs, d’ici l’entrée du gisement en exploitation.

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