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Développement de la wilaya. Les réseaux sociaux de la divergence

Il n’y a pas longtemps, Mostaganem est arrivée à une des périodes les plus intenses dans l’activisme actualiste par une espèce de militantisme figé, statique pour ne pas dire stérile. Les réseaux sociaux ont suscité chez bon nombre de citoyens l’intérêt de se passionner pour le devenir de la wilaya. Pour promouvoir la wilaya, pour développer, pour faire bouger les lignes, bon nombre de gens se sont érigés en groupes facebookistes. Des groupes unis, désunis, sectorisés croisent l’épée tous les jours sur la toile pour exhiber une série de photos qui souvent sont négatives et qui ne serviront jamais à promouvoir Mostaganem. Des groupes qui se chamaillent et qui se déchirent, décourageant ainsi les uns et les autres sur l’objectif Mostaganem. Certains croyant défendre la cité se baladent dans tous les groupes à la recherche du rapport de force…Un rapport de force qui ne représente aucun intérêt parce que l’objectif servant à booster Mostaganem est occulté. Derrière ces discordes, quelques-uns ont essayé de paraître aux yeux de l’autorité plus intelligents que les autres et ils ont assez œuvré pour discréditer les autres. Mais les uns et les autres étaient les mêmes personnes qui créaient un groupe avec lequel ils expriment leurs dévolus, puis deux semaines après, ils le fermaient et rejoignaient le groupe avec qui ils étaient en désaccord. D’autres publient et postent abondamment des réflexions, des théories avec un français copieux souvent incompréhensible par la majorité des amis, elles restent là comme une superfluité ou un pléonasme. Quelques-uns sont plongés dans la nostalgie, font et refont le passé juste peut-être pour paraître différents. Il y a de tout sur les réseaux sociaux, même les actions de solidarité qui sont souvent porteuses. Que faut-il comprendre avec de tels agissements ? Faut-il croire qu’il y a là une guéguerre de leadership ? Oui en effet cela n’est pas à exclure. A l’approche des échéances électorales, à Mostaganem, nous assistons ces jours-ci, à des échauffourées intenses pour s’accaparer du siège de Maire de Mostaganem. Des chamailleries sur le net, et derrière un écran on veut se placer croyant le mériter uniquement pour être né à Mostaganem. C’est désolant de voir apparaître des propos blessants surtout quand on prétend devenir premier magistrat de la ville. Nous n’avons pas vu émerger une personne ou un groupe porteur d’un projet avec des visions qui susciterait un intéressement pour les citoyens de Mostaganem. Personne n’a encore suggéré un projet conforme à ses ambitions. Tenez-vous bien, certains groupes et associations passent beaucoup de temps à faire des constats, tantôt sur l’insalubrité, tantôt sur l’environnement, tantôt sur la culture et souvent sur des échanges inféconds. Ce qui est aberrant et même déraisonnable c’est de voir sur facebook des gens qui ont pris la mauvaise habitude de prendre en photos des malades en fin de vie les exhibant aux internautes. Au nom de la solidarité et de la bienfaisance, la toile à Mostaganem a servi ces derniers temps à montrer la misère de certaines familles démunies. La junte féminine s’exprime affichant plutôt ses humeurs, ses joies à l’occasion d’un succès au BEM ou au BAC et des félicitations sur la toile. Les élus (es) se retirent des réseaux une fois que la pression des critiques commence à s’amplifier. Enfin ces groupes qui se regardent le nombril croyant lever des défis doivent revoir leurs fiches car Mostaganem a besoin d’actions sur des projets concrets. Ceux qui s’écartent des situations conflictuelles sur les réseaux sociaux sont ceux qui sont plongés dans la nostalgie et refont le passé juste peut-être pour paraître différents. Il y a de tout sur les réseaux sociaux même les actions de solidarité qui sont souvent porteuses. Les annonces funèbres et les condoléances sont utilisées sur facebook d’une manière très efficace. Les campagnes de sensibilisation, celles de l’environnement sont aussi présentes pour être positives. Les  »Douaas » apparaissent de bonne heure provenant surtout de gens du troisième âge. Il y a des pages qui servent à soigner l’image personnelle des uns et des autres mais agaçantes pour être omniprésentes.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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