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Devant son extension ces dernières années. Opération «Coup de poing» contre le commerce informel

Ces derniers temps, la ville de Saida vit au rythme d’une opération coup-de-poing contre le commerce informel. Les deux points de chute des animateurs de l’informel comme « La Marée » et celui de « Derb » ne sont plus que de vieux souvenirs. « Place nette et propre » paraît être la consigne donnée par le Chef de Sûreté de Wilaya. Le citoyen lambda voit cette opération comme une délivrance par rapport aux opérations précédentes, et pour cause, le terrain occupé par l’informel une fois nettoyé était tout de suite repris aussitôt que les policiers étaient partis. Cependant, cette fois-ci le face-à-face des vendeurs-informels avec les représentants de la loi n’a pas duré plus que de coutume. Dans cette opération suivie de plus près par le chef de Sûreté de wilaya et le chef de daïra, les policiers avaient élaboré un plan d’intervention pour éradiquer, autant que faire se peut, le commerce illicite et les barons et autres patrons du commerce informel qui sont d’ailleurs sur la place publique, se sont tus cette fois-ci. Ce qui n’a pas manqué d’intéresser les citoyens, particulièrement les riverains et les commerçants licites qui, à maintes reprises, avaient appelé à une réaction des autorités de la wilaya. Les premiers avaient exprimé leur ras-le-bol de l’insécurité générée par ces commerces informels où la drogue et les psychotropes circulaient de main en main. Les seconds qui voyaient leur gagne-pain péricliter chaque jour au point d’envisager à fermer ou à faire dans l’informel. « Au niveau du Souk de l’ex-Marée, les femmes accompagnées de leurs filles étaient constamment agressées du regard ou verbalement à chaque fois qu’elles s’aventuraient à l’intérieur du Souk et en guise de réponse à nos tentatives de les amener à plus de respect envers nos familles, nous avons entendu des vertes et des pas mûres », nous a déclaré un père de famille. Sa déclaration est approuvée par plusieurs de ses voisins. « Nous payons nos impôts et autres charges et le moindre retard de paiement du Fisc entraîne systématiquement des pénalités, voire des sanctions pénales et nos commerces ainsi que nos devantures étaient quotidiennement squattés par les animateurs du marché informel », a indiqué un commerçant de plus de 40 ans. Il y a lieu de signaler que les vendeurs informels qui activaient dans les deux souks de la honte ont été transférés vers de nouveaux locaux situés un peu plus loin que l’Institut national de l’Ecole Paramédical. Ils occuperont leurs locaux une fois leur situation administrative régularisée, c’est-à-dire être en possession d’un registre de commerce. Reste aujourd’hui ces rues et ruelles de différents quartiers de la ville qui font face à une prolifération de commerces informels, leur tour viendra, nous dit-on… A suivre !

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