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Des véhicules et des députés

Quelques députés, et ils ne sont pas tous, heureusement, s’acharnent-ils trop au sujet des véhicules importés de moins de trois ans, au point où ces agissements avaient clairement réveillés les soupçons de la presse et des observateurs. Tout laisse croire que ces représentants légitimes du peuple ont tout laissé pour se consacrer uniquement sur ce sujet, apparemment, lucratif. Nous sommes, certes aux derniers jours d’un mandat controversé et gêné par un changement presque radical du système politique, suite à une révolte populaire pacifique. L’actuelle députation appartient toujours du point de vue juridique à l’ancien règne déchu. Ainsi, pas mal de députés s’étaient, rappelle-t-on, mobilisés – corps et âme – pour rendre un fichu cinquième mandat, une réalité vécue. Nous représentons les intérêts du peuple qui nous a délégués pour cette noble mission. Mais, ça n’empêche, guère, que nous devrions un peu regarder vers nos propres affaires personnelles. Après un mandat jalonné de hauts et de bas, c’est généralement une bonne retraite méritée, passée paisiblement chez soi. Une retraite n’est jamais aussi délicieuse, sans penser à traiter quelques affaires juteuses à son profit. Et, c’est normal…un député, c’est avant tout un homme politique. Et dans cette maudite politique, érigée sur le principe de l’art du possible, il serait idiot de quitter la Chambre basse du Parlement, sans s’assurer un bon avenir, sans contrainte financière…Et du moment que ce sont nous les députés qui se tiennent devant la grande portique des lois et des décisions, pourquoi donc, ne pas encourager les lois qui vont servir nos intérêts et notamment ceux de nos relais et nos amis hommes d’affaires ou affairistes. N’est-ce pas, un bon député, celui qui sait intelligemment équilibrer entre ses propres intérêts et les intérêts suprêmes de son pays. Surtout, ne pas croire au Père Noël et se laisser balancer dans un idéalisme outrancier. Une question qui ne cesse de se poser dans les milieux observateurs qui suivent la politique nationale, depuis l’avènement du Hirak, suivi par l’instauration du nouveau gouvernement. Cette question touche, particulièrement, la nécessité ou non de dissoudre les Assemblées élues issues ou apparentées à l’ancien régime déchu. Ce point a été largement exploité par l’opposition à la défaveur du gouvernement actuel …alors que ce dernier avait dès le début de son règne, opté pour des choix et des priorités, concernant son programme de réformes … Nous comptons, sur les jours à venir, seuls en mesure de nous fournir les explications apaisantes, sur le pourquoi de cet engouement de quelques députés au sujet de cette saga des véhicules de moins de trois ans…

À propos Abdelkader Benabdellah

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