Accueil » ORAN » Des promotions immobilières au coeur des quartiers. Le paysage à l’épreuve des tours

Des promotions immobilières au coeur des quartiers. Le paysage à l’épreuve des tours

Aujourd’hui, un simple regard sur nos villes et leurs périphéries permet de constater avec peu d’incertitudes que si la construction va bien, l’architecture va mal. Pour s’en persuader, il suffit de porter un regard sur les innombrables chantiers en cours. Une suite ininterrompue de territoires nouvellement urbanisés où les petites villes, hâtivement reconverties en grands centres urbains, ont perdu l’aspect pittoresque d’antan où l’architecture typique de nos communes, villages et douars est pervertie par la masse des constructions où le littoral défiguré est métamorphosé par le béton. Vainement protégés par les instruments réglementaires, les domaines agricoles et forestiers n’ont pu échapper au phénomène de l’urbanisation et aux abus des constructions. A Oran, l’anarchie a fait perdre aux plus beaux quartiers (les Castors, Boulanger, Choupot, Gambetta, St Eugène…), leur cachet architectural, les tours ayant un impact négatif sur le plan architectural et esthétique de notre ville, n’étant pas en harmonie avec le bâti des quartiers où toutes les villas avaient le même style et la même hauteur. Des tours dépourvues de tout cachet architectural, des cubes sont réalisés par les promoteurs immobiliers dont certains qui ne cherchent qu’à s’enrichir. Au quartier de Boulanger, les habitants n’en finissent pas de subir les méandres d’une situation qui a altéré définitivement leur cadre de vie et la quiétude qui a longtemps prévalu dans leur quartier. À l’origine de cette situation pénalisante pour les résidents, la réalisation et le lancement de plusieurs chantiers d’immeubles de haut standing et ce, au milieu de résidences dont le gabarit ne dépasse pas le R+2. Le quartier qui compte nombre de villas coloniales, s’est transformé en une véritable pétaudière qui coupe littéralement avec l’harmonie du lieu. Cette médiocrité architecturale et ce caractère pathologique qui accompagne le processus de construction d’Oran à Annaba, traduisent à juste titre une série d’interrogations sur leur sens et leurs significations.

À propos Y.chaibi

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Musée du Moudjahid. L’UNFA ressuscite Ahmed Wahbi

Dans le cadre des festivités ...

Hai Sabah. Le jet d’eau dans un piètre état

Le jet d’eau de haï ...

Gardiens de voitures. Des attitudes agressives

Les gardiens de voitures à ...

Incivisme. Un phénomène à la peau dure

Il faut cesser de blâmer ...

Le vol à l’arraché en hausse

Les vols à la sauvette, ...