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Des plages où le masque n’est pas obligatoire. Jusqu’à quand la «prise à la légère» par les estivants de la donne épidémiologique?

Faut-il éviter d’aller à la plage en cette période estivale? Comment faire pour limiter la fréquentation de la population estivale? Y a-t-il lieu d’instaurer des restrictions? Les plages étaient interdites jusqu’au 1er juillet. Les autorités locales ont donné des instructions pour faire respecter aux estivants les gestes barrières et le port du masque. Une question, une seule: quelles plages où le port du masque est obligatoire? Les plages du littoral ouest ont chaque année suscité un engouement sans précédent. L’année 2021 sera particulière en ce sens que la saison estivale a commencé plus tôt que prévu puisque les mesures préventives anti Covid, en vigueur, n’ont pas dissuadé les accros à la mer à prendre d’assaut certaines plages dès mai soit avant le coup d’envoi de la saison estivale. Résultat: face au relâchement observé chez les estivants réfractaires aux gestes barrières pour qui la situation n’était pas aussi préoccupante, le risque d’être contaminé à force d’agglutinements d’estivants en cette période de gratuité de l’accès aux plages, reconduite cette année 2021, est devenu réel et patent. Alors que les spécialistes de la direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, ont longtemps mis en garde contre le relâchement de la population à l’égard des consignes sanitaires les plus élémentaires, à savoir le respect du port du masque et les distanciations dans les lieux publics, il est constaté un certain sentiment d’une «prise à la légère» chez les citoyens oranais de la donne épidémiologique actuelle dans le pays. Le constat relevé vendredi au niveau de certaines plages du littoral oranais, parmi les plus prisées au mois de juillet comme Cap falcon, les Andalouses et Ain Turck, ne prête aucunement à l’optimisme. Des estivants ont donné l’impression de rivaliser de force pour ne pas dire défier les mesures préventives mises en place sur les plages à l’image des unités médicales anti Covid. On ne lésine pas non plus «à se faire tester sur la plage» confie un spécialiste de la santé publique. «Comment voulez-vous qu’on n’attrape pas le Covid à la mer?» s’interroge-t-il. Le respect des mesures préventives banalisé par une partie des estivants risque, à tout moment, de leur jouer de mauvais tours avec l’accélération de la mobilité virale relevée, ces derniers jours dans le pays, au point où certains spécialistes ne manquent pas à cet effet, d’évoquer le syndrome d’une 3ème vague du Covid en Algérie. Un spécialiste suggère par exemple d’«exiger la location du matériel de concession de la plage par la possession par un estivant ou un groupe d’estivants de masques de protection et de tests de dépistage». Cette réflexion est loin de faire l’unanimité en raison des moyens médicaux qu’il va falloir dépêcher sur place pour pouvoir dépister quotidiennement un nombre aussi important d’estivants.

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