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Des paroles «non» mesurées!

Des responsables ne se retiennent plus et ils parlent pour parler. Mais ces responsables font du mal plus à l’Etat que le pouvoir. Certains hauts responsables du pays multiplient les «bourdes» comme ce ministre qui a indiqué que son Département maîtrise l’inflation ou un autre ministre qui ne communique pas pour éviter les «critiques». Le conseiller du président de la République, chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger, Nazih Berramdane, a appelé les jeunes à adhérer aux associations et à intégrer la vie politique afin de participer à la construction d’une économie nationale, rappelant les avantages que l’Etat garantit en matière d’aides financières aux projets innovants qui sont en mesure d’enclencher un bon départ économique pour la construction de l’Algérie nouvelle. Est-ce que Nazih Berramdane connaît la loi sur les associations? Il ne sait pas que cette loi a été «imposée» au mouvement associatif malgré les protestations et autres. Berramdane aurait dû plaider pour la révision de la loi sur les associations avant d’appeler les jeunes à se structurer dans des associations. La loi actuelle sur les associations favorise l’intervention de l’administration plus que la justice. Créer une association est un véritable parcours du combattant. Berramdane, comme tous les autres responsables de la jeunesse, n’a jamais plaidé pour la création d’emplois dans le mouvement associatif comme cela se fait en Occident. Chez nous, il faut déjà réhabiliter l’exercice politique et partisan. Mais avant tout ça, il faut se réhabiliter avec l’étique et à tous les niveaux, à commencer par le sommet de l’Etat et du pouvoir. Cela ne peut se concrétiser sans un Etat de Droit avec une justice libre et indépendante. Quant à la composante de l’observatoire national de la société civile, le conseiller de Tebboune a indiqué qu’elle «sera connue dans les prochains jours». Des cycles de formation seront aussitôt organisés au profit de la société civile, avec la participation de la communauté nationale à l’étranger, a-t-il dit à ce propos. Des propos qui laissent la porte ouverte à toutes les spéculations. Aujourd’hui, il faut libérer la parole et les espaces d’expression pour pouvoir redonner confiance aux jeunes et moins jeunes, dans l’espoir de provoquer une dynamique de débat pour une Algérie moderne.

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