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Des œufs «durs»…

Le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, a formellement démenti, jeudi, dans un communiqué, l’information relative à l’importation de poules pondeuses. «La production de poulettes démarrées de 18 semaines d’âge est uniquement issue de l’élevage avicole national», ajoute le communiqué. En effet, plusieurs médias avaient relayé que le cahier de charges relatif à l’importation des poules pondeuses venait d’être réactivé. C’est ce qui ressort d’une rencontre qui s’est tenue le mardi 17 janvier dernier entre le directeur de la production agricole au sein du ministère de l’Agriculture et les représentants du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole «CNIFA». L’initiative devrait permettre, selon les autorités, de renforcer le cheptel avicole afin d’augmenter la capacité de production des œufs. En effet, le nombre de poules pondeuses en Algérie a baissé d’environ 80 % depuis 2019 passant de 40 millions de têtes à un effectif de 8 millions actuellement d’après les données de la Fédération des aviculteurs. On relie cette hausse des prix des œufs et de la viande blanche à la grippe aviaire qui a touché cette filière. La crise que traverse le marché est mondiale à cause de la grippe aviaire qui a entraîné la mort de millions de poules pondeuses. Même la France et les pays voisins vivent la même situation », a déclaré Abderrazak Abdellaoui, membre du CNIFA. Au demeurant, les prix des œufs en Algérie s’envolent malgré la campagne du boycott, le plateau de 30 œufs a dépassé les 600 DA contre 380 à 400 DA l’an passé. Le porte-parole de la Fédération nationale des aviculteurs, Djeloul Boudaoud, a, dans une déclaration à El khabar, attribué la flambée du prix des œufs aux prix «élevés» de l’aliment pour volaille qui a quasiment doublé sur le marché international ces dernières semaines. Et pourtant, au ministère, on évoque que l’aliment du bétail est soutenu par l’Etat. Selon Djeloul Boudaoud, le prix des œufs devrait baisser avec l’avènement du Ramadan à 15 DA ou 17 DA l’unité, en soulignant que les poules pondeuses que les éleveurs installent actuellement dans les poulaillers entreront en production dans environ 4 mois. Le président de l’APOCE, qui qualifie cette hausse vertigineuse de phénomène «très inquiétant», regrette le fait qu’aucune mesure à même de garantir la disponibilité et la stabilité des prix du produit n’est en vue. Mustapha Zebdi a lancé un appel aux acteurs de la filière avicole à «trouver des solutions dans les plus brefs délais» car le mois de ramadan, période durant laquelle la demande pour les œufs s’accroît, approche à grands pas.

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