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Des narcotrafiquants: de plus en plus redoutables

Une interrogation qui s’impose dans une telle situation ! D’où vient-elle, cette force imbattable des réseaux de narcotrafiquants? Seraient-ils vraiment forts ces gangs ou bien c’est l’Etat qui n’arrive toujours pas à reprendre ses forces? Nous sommes passés par une période cruciale et du coup lamentable, où l’Etat peinait à imposer son autorité. La fameuse affaire des sept quintaux de drogue saisie il y a trois ans de ça, au port d’Oran et en provenance d’un pays latino-américain n’était, en effet, que la goûte de trop, qui devrait faire déborder le vase… c’était, au fait, un échantillon de ce qui se passait, réellement, dans ce répugnant monde parallèle de l’argent sale. Ce qui a rendu cette affaire plus sale et plus répugnante, quand le peuple découvre que cette activité morbide n’était pas l’apanage des seuls bandits narcotrafiquants, mais… malheureusement, ils jouissaient d’une «coopération» secrète avec quelques fonctionnaires «malhonnêtes» de l’Etat (ou de ce qui en restait).. Allant de l’administration à la justice, en passant obligatoirement, par les services de sécurité. Evidemment, sans cette pernicieuse «coopération», le trafic de la drogue en Algérie, n’aurait jamais pu atteindre une telle ampleur. L’on appelle ça : l’Etat est assiégé par des hordes de bandits, pis encore, il était incapable de se défendre …ou défendre ceux qu’il était censé défendre… Pendant 20 ans, notamment, les six ou sept années ayant précédé la chute libre du régime déchu, l’Etat algérien était devenu la proie des réseaux mafieux de toutes sortes, dont «le secteur» de la drogue qui n’était qu’un segment parmi d’autres. Comme nous l’avons remarqué, un peu plus haut, le grand problème, n’était pas le fait que des réseaux de trafiquants existent. C’était lorsque une «alliance sacrée» est conclue entre ces derniers et des éléments appartenant à l’administration, à l’armée, à la justice et aux services de sécurité. Et, c’est à ce stade alarmant, que l‘Etat était devenu un minus devant ses réseaux mafieux. Sous la houlette de la nouvelle république, l’on est en train d’espérer que les choses changent dans le sens positif. Il faudrait, au moins, que l’on réussisse à immuniser les services et les appareils de l’Etat de la contagion de l’affairisme pathologique, en vue de redonner à l’Etat algérien son imposante puissance. Comment ? Et bien, en frappant très fort, sur les mains des commis de l’Etat qui penseraient à participer à toute « coopération » avec ceux de la drogue ou de l’économie parallèle.

À propos Abdelkader Benabdellah

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