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Des clarifications…

Dans un entretien exclusif au journal «Le Fi-garo», Tebboune a clairement avoué qu’il a «confiance» en Emmanuel Macron avec qui il partage «une certaine complicité». Sur la question de la réhabilitation de la délivrance de visas avec le flux habituel qui était d’environ 200.000 en 2019, Tebboune a indiqué: «C’est simplement dans la logique des choses. La circulation des personnes entre nos deux pays a été réglée par les accords d’Evian de 1962 et l’accord de 1968. Il y a une spécificité algérienne, même par rapport aux autres pays maghrébins. Elle a été négociée et il convient de la respecter». «Les Algériens devraient avoir des visas de 132 ans», a-t-il ironisé. La question du visa a souvent été «utilisée» par certains cercles politiques en France comme du «chantage». C’est d’ailleurs ainsi que Tebboune n’a pas manqué de «tirer» sur les cercles «néo-colonialistes» en qualifiant: «Notre relation était auparavant en deçà de ce qu’elle devait être, à cause d’une minorité agissante en France (…) Ce n’est qu’une minorité. Je ne lui ferai pas l’honneur de la citer». Appelant à «dépolitiser une partie de la colonisation» et à la «remettre à l’histoire», le chef de l’Etat a estimé qu’«il est urgent d’ouvrir une nouvelle ère des relations franco-algériennes». «Plus de soixante ans après la guerre, il faut passer à autre chose. Si la mémoire fait partie de nos gènes communs, nous partageons aussi bon nombre d’intérêts fondamentaux, même si nos points de vue peuvent diverger», a-t-il souligné. «Nous demandons que la France nettoie les sites [des essais nucléaires], vers Reggane et Tamanrasset, où la pollution est énorme. Nous souhaitons aussi qu’elle prenne en charge les soins médicaux dont ont besoin les personnes sur place», a encore déclaré le chef de l’Etat, qui a précisé, par ailleurs, que la langue française «n’a pas à être imposée aux Algériens». Abordant la place de la langue française en Algérie qui a été aussi abordée. Le président de la République a d’abord nié tout recul de cette langue, puisque 27 millions d’Algériens la parlent contre seulement 900.000 en 1962. «Mais l’Algérie ne s’est pas libérée pour faire partie d’un «Commonwealth linguistique» et que, du reste, «l’anglais a la cote car c’est une langue universelle», a-t-il précisé. Tebboune a annoncé à l’occasion qu’il se rendra en France, en «visite d’Etat», au courant de l’année 2023. Au passage, il réitère qu’il a «une certaine complicité» et «une amitié réciproque» avec le président Emmanuel Macron en qui il dit voir «l’incarnation d’une nouvelle génération qui peut sauver les relations entre nos deux pays», même si, reconnaît-il, «nous avons eu, lui comme moi, des formules malheureuses». Le chef d’Etat a comme « déblayé » le terrain à sa visite et a clarifié plusieurs points dans les relations bilatérales et attentes algériennes quant à la promotion des relations bilatérales.

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