Accueil » ORAN » Des assemblées communales sont sur le gril. Le wali fait planer de nouveau la menace de gel

Des assemblées communales sont sur le gril. Le wali fait planer de nouveau la menace de gel

Plusieurs communes du territoire de la wilaya ne sont pas aujourd’hui «forcément dirigées» par leurs élus mais éventuellement par leurs secrétaires généraux qui ont une certaine maîtrise de gestion. Un ancien wali avait déclaré, en 2011-2012, qu’il préférait travailler avec les S.G de communes plutôt qu’avec des maires «défaillants» auxquels on reprochait, entre autres, leur mal formation, leur non connaissance des instruments du code communal, de gestion ou de conduite des projets. Le plus souvent, on reprochait à un maire sa distance par rapport aux efforts d’un wali dans le développement local quand on sait qu’un maire doit surtout accompagner les autorités, faire preuve de discipline dans la gestion et décider ce qu’il voit de bon pour ses concitoyens selon la réglementation et non pas, selon sa propre conception. En 2023, soit neuf ans après, les mêmes erreurs, les mêmes observations se rééditent puisque plusieurs communes n’en finissent pas de faire montre d’une certaine passivité et de non efficacité dans la gestion. Il est reproché à ces communes le fait de ne pas être au diapason des exigences des citoyens et des efforts entrepris par les autorités. On croit savoir que l’une de ces communes, à savoir Sidi Chami, pourrait être dirigée, dans les prochains jours, par son secrétaire général et son chef de daïra si jamais sa situation n’était pas résolue, croit-on savoir de sources au fait du dossier.
Mercredi dernier, le wali Sayoud Said n’est pas allé de mainmorte pour critiquer sévèrement certaines assemblées communales, de son territoire qu’il leur incombait, leur relâchement flagrant, citant entre autres celles de Mers El Kébir ou encore, Ain El Turck. Il s’en est pris particulièrement à l’Assemblée communale de Sidi Chami contre laquelle il n’écartera pas d’envisager son «gel» au vu des multiples défaillances constatées. En 2022, le même scénario avait, rappelons-le, été vécu par l’Assemblée communale de Bousfer qui fut dirigée par un administrateur, désigné par la wilaya avant que le maire et son staff ne retournent à la tête de la gestion des affaires courantes de leurs citoyens. Le wali qui aurait, la fin de semaine dernière, ordonné de suspendre les activités de l’APC de Sidi Chami, n’en serait pas à sa première initiative ; il aurait auparavant fait de même pour l’APC de Hassi Benokba suite aux blocages entres élus, sur entre autres : l’adoption du budget de solidarité Ramadhan 2023. Et force est d’admettre que aussi paradoxalement que cela puise paraître, d’autres communes pourraient connaître le même sort, selon des prévisions. La question est de savoir qu’est-ce qui fait qu’autant de communes enregistrent un tel relâchement après l’euphorie de l’année 2022 et les Jeux Méditerranéens? Pourquoi aussi la situation est elle venue à un point de non retour, s’interrogent ainsi des représentants de la société civile avec ces conflits et défaillances à récurrence et au grand jour. L’avenir nous le dira.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Modalités d’octroi de l’allocation chômage. Le démenti de la Présidence

La Présidence algérienne dément les ...

Les États-Unis envoient des renforts au Moyen-Orient face aux menaces de l’Iran. Crainte d’une grave escalade

L’Iran menace de «punir» Israël ...

Aid Al fitr. L’activité boulangère réduite n’a pas été du goût des citoyens

L’activité commerciale particulièrement boulangère n’était ...

Prise en charge de la communauté nationale à l’étranger. Le MAE prend des mesures d’urgence

La communauté nationale, établie à ...

Plans émiratis pour déstabiliser le Sahel et l’Algérie. Ces pays à la botte d’Israël…

A la guerre comme à ...