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Dégradation du cadre de vie, urbanisation anarchique… La gestion de l’ancienne APC décriée

L’incivisme, la dégradation du cadre de vie et des écosystèmes, l’urbanisation anarchique, l’occupation des sols impropres à l’habitation, sont les principaux problèmes auxquels seront confrontés les élus des deux assemblées à savoir l’APW et l’APC d’Oran. D’autant plus que le phénomène s’est aggravé pendant les deux mandats passés, faute de contrôle rigoureux et de suivi de la part des concernés. Pourtant depuis belle lurette, on entend dire que les objectifs sont d’améliorer la conscience environnementale dans les stratégies et projets, développer des infrastructures et améliorer la gestion foncière. Mais force est de constater qu’à Oran, il n’y a pas eu un modèle de ville durable. Pourtant la durabilité se situe à la confluence entre héritage et projection vers l’avenir. On peut dire, comme l’expliquent les spécialistes, que la durabilité d’une ville tient à sa capacité à orienter son développement et surtout limiter les effets dommageables que celui -ci génère sur les populations, au contraire, lors de l’ancienne assemblée communale les constructions ont doublé pour ne pas dire plus. En dépit des efforts déployés par l’Etat pour freiner la poussée des constructions illicites, le plus grave dans cette situation est que souvent, le nombre de ces constructions sauvages augmente dans les périmètres des anciens bidonvilles à l’approche du relogement. La notion de ville spontanée est communément utilisée pour décrire celle qui s’est construite sans plan, celle qui serait réductible à une somme d’actions individuelles. De l’invasion de terre, le cas de Coca et Bouamama et dans divers endroits de la ville où l’on construit en une nuit des baraques à la division et à la vente légale. De mémoire d’Oranais et depuis l’indépendance, le mandat précédent de la plus grande commune à l’échelle nationale, n’a jamais connu un pareil passage, a brillé par son immobilisme au point où les citoyens ont perdu toute confiance vis-à vis de leurs élus, dont la majorité ont brillé par leur absence sur le terrain. La ville croule sous le poids des ordures et n’a jamais été aussi sale. L’insuffisance de la couverture des cités et quartiers en matière de collecte des ordures ménagères, l’absence de toute initiative pour un aménagement urbain adéquat, la protection de l’environnement, l’amélioration de l’éclairage public, l’absence de bitumage au niveau des crevasses et nids de poule, ne sont que de nombreuses carences que les citoyens imputent à cette Assemblée.

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