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Dégradation, acte de vandalisme et insalubrité. Problématique de la gestion des cimetières

Triste sort pour nos morts que l’on croyait reposer en paix dans leur dernière demeure. Lors d’une visite au niveau de certains cimetières, vendredi passé, le constat observé sur les lieux était lamentable. La gestion par les autorités locales des cimetières reste déplorable. Dégradation, acte de vandalisme et insalubrité. Certains cimetières sont devenus aussi des lieux de tous les vices, mendicité, sorcellerie. La wilaya d’Oran est malade de ces lieux de repos éternel, l’état de délabrement s’accentue. Aucune ville n’échappe à ce laisser-aller général, dans la majorité des cimetières, on peut dire suite à notre visite, que plus de la moitié sont dans un état de délabrement et de laisser-aller. En dépit de quelques opérations d’entretien entamées dans certains de ces lieux, leur état de dégradation continue de susciter moult interrogations, parmi la population, notamment les visiteurs qui viennent se recueillir chaque vendredi et pendant les fêtes religieuses devant les tombes de leurs proches. Ressassée maintes fois dans les colonnes de la presse locale, la sorcellerie et la profanation des tombes sont devenues, ces dernières années, un phénomène en vogue dans toutes les villes du pays.
Le constat, aujourd’hui, est catastrophique, des tombes entières sont envahies de déchets, vêtements usagés, des bouteilles vides, sachets et surtout des papiers sur lesquels on retrouve des manuscrits du coran écrits avec diverses matières. En effet, ce constat est pratiquement le même dans la majorité des cimetières de la wilaya d’Oran. Le respect dû aux morts ne semble pas être le souci de ceux qui ont à charge la gestion de ces lieux sacrés. En raison d’un laisser-aller manifeste, certains cimetières sont devenus des lieux fréquentés par les malfrats et délinquants, ces derniers s’installant dans les endroits cachés pour consommer drogue et alcool. Aussi incroyable que cela puisse paraître, des cimetières sont fréquentés également par des couples, des riverains de certains cimetières affirment que ce phénomène a pris de l’ampleur dans les cimetières qui se trouvent en dehors des villes. Pour ce qui est du cas du cimetière Ain Beida (Oran), c’est une histoire d’effectif qui pose toujours problème dans la gestion à cause du manque flagrant d’agents d’entretien et surtout du gardiennage, on ne peut pas assurer la préservation d’un cimetière qui s’étale sur des centaines d’hectares avec 5 ou 6 gardiens.

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