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Déficit en infrastructures au Pôle urbain « Ahmed Zabana ». La rentrée scolaire met à nu les carences de la cité

La ville que les autorités locales ont prédit un destin élogieux, dénommée une cité connectée, moderne et intelligente, va au grand dam de ses résidents, tout droit vers un avenir obscur et sans lendemain. La cité «Ahmed Zabana » car c’est d’elle qu’il s’agit, ne peut plus répondre aux besoins d’une population grandissante, suite à la distribution des unités récemment réceptionnées. A vrai dire, tout le monde s’accorde à reconnaître que la dégradation du cadre de vie a atteint un seuil inquiétant au niveau du nouveau pôle urbain qui perd de sa prestance avec une anarchie totale qui en dit sur le comportement de certains résidents et la nonchalance des autorités locales qui n’ont pas trouvé une solution durable pour les vendeurs à la charrette. « Il est important d’en parler dans le but d’éviter d’éventuels risques liés principalement à la santé publique », dira un citoyen qui est stupéfié par la présence de vendeurs de poissons qui restent exposés, durant plus 12 heures aux rayons du soleil alors, n’en parlons pas de la poussière dégagée par les voitures et les chantiers. Il faut ajouter à cela, les tonnes d’ordures qui sont jetés quotidiennement dans des points de fortune décidés par les résidents. L’essentiel qu’ils soient un peu loin de leur habitation, sauf que ces points noirs sont devenus le fief des chiens errants et des rats. Le comble, c’est la rentrée scolaire qui a mis le doigt sur un grand mal qui était un peu oublié. Il faut dire que le système de groupe, mis en place dans l’optique de lutter contre la propagation du Covid-19, était l’arbre qui cache des dizaines de défauts, notamment la surcharge des classes. Or, la rentrée scolaire a fait surgir des grands dysfonctionnements dans la cité et l’impératif de prendre soin de répondre aux exigences et doléances des citoyens qui se sont vus livrer à eux-mêmes. Outre le manque flagrant d’écoles et de CEM et de lycées, il a été remarqué d’autres carences liées à la rentrée scolaire, à l’image de la sécurité. En effet, les enfants scolarisés étant obligés de parcourir une longue distance afin de bénéficier d’une scolarisation, ne sont pas à l’abri d’éventuelles agressions. D’ailleurs, il a suffi aux parents de parcourir la distance les séparant des établissements scolaires, à l’image du nouveau CEM, pour remarquer que les enfants seront livrés à eux-mêmes et ce, en l’absence de présence policière dans le pôle. La santé, un autre problème de taille pour la cité qui ne possède pas d’EPSP jusqu’à présent. Il est clair que la cité aura besoin d’autres chantiers pour répondre aux besoins pressants des résidents qui se sont réveillés sur une vérité, c’est que le nouveau pôle a été construit en tant que dortoir et ne peut se considérer comme une cité connectée.

À propos Islam Rayan

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