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Dédoublement et modernisation de la voie ferrée Béjaia – Béni Mansour. Les travaux de creusement du premier tunnel entamés

«L’Entreprise nationale Cosider a entamé les travaux de creusement de l’un des trois tunnels inscrits dans le cadre du projet de dédoublement de la voie ferrée Béjaia – Béni Mansour», apprend-on de la Cellule de communication de la wilaya de Béjaia. Situé au niveau du village Amtik Ouguemoun, dans la commune de Semaoun, la longueur du tunnel est de 669 mètres linéaires, concernant les deux autres tunnels prévus dans ce projet, l’un à Sidi-Aich (907 ml) et l’autre à Takrietz (281 ml), les travaux de creusement seront entamés incessamment. «L’entreprise réalisatrice a mobilisé les moyens pour la réalisation de ce projet et va embaucher à 90% la main-d’œuvre locale et s’occupera de la formation de ces jeunes recrues», ajoute encore la même source, à propos de ce projet tant attendu par les citoyens. Les travaux de dédoublement de la voie ferrée Béjaïa-Béni Mansour sont enfin relancés, après un blocage qui dure depuis 2013, suite au refus et à l’opposition des propriétaires des terrains concernés par le passage du tracé. «Ce projet structurant va permettre de passer d’une vitesse de 70 km/h à 160 km/h pour le transport de voyageurs et à 100 km/h pour le transport de marchandises», a-t-on appris des responsables de l’Agence nationale d’études, de suivi et de réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif). Ces derniers nous précisent que «le projet consiste au dédoublement de la voie actuelle en exploitation et la rectification de son tracé de sorte à mettre en rail, à terme, des trains pouvant rouler jusqu’à 160 km/heure pour les voyageurs et 100 km/heure pour les marchandises». Selon toujours cette agence, «le tracé est dessiné sur la ligne existante sur un chevauchement de parcours de près de 35 km et le reste, soit 52 km, est prévu sur site vierge, et imposé notamment dans la perspective de la correction des courbes et la mise en place d’ouvrages d’art (55 unités) et de tunnels (03)» ajoutant que «la ligne sera électrifiée en 25 Kv/50 Hz, dotée de moyens de signalisation et de télécommunication de pointe et pourvue en nouveaux équipements roulants». Il convient de rappeler que le projet de réhabilitation et de la modernisation de la ligne ferroviaire Beni Mansour-Béjaia a failli être annulé à plusieurs reprises, suite au refus et à l’opposition des citoyens. L’entreprise en charge de sa réalisation s’est heurtée au niveau de ces chantiers aux oppositions des riverains et des propriétaires des terrains concernés par le passage du tracé. Plusieurs associations se sont relayées, ces derrières années, pour demander la relance de ce projet « capital et vital pour la wilaya de Bejaia et qui constitue un maillon clé pour atteindre à terme l’objectif de désengorger la RN 26 qui est actuellement sur-utilisée». En prenant en compte les doléances des riverains et les oppositions, l’Anesrif a conçu un nouveau tracé; «une nouvelle variante qui a pris en compte et en considération toutes les recommandations, observations et instructions données par les autorités lors des réunions tenues antérieurement», apprend-on de la même source. Un nouveau tracé qui «a évité au maximum les démolitions, qu’il s’agisse d’habitations, édifices publics ou unités industrielles, apprend-on des responsables de l’Anesrif, qui nous précisent que « des rectifications ont été introduites dans le cadre de ce nouveau tracé, ce qui a permis d’épargner une opération de démolition prévue pour plusieurs habitations ainsi que des unités économiques». Le marché du projet de dédoublement de la voie ferrée, Béjaia–Beni Mansour a été attribué, il y a plus de trois années, par l’Agence nationale d’études et suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anserif), à Estelra, un consortium formé de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) et l’allemand Siemens. Le montant du marché s’élève à 95 millions d’euros, les clauses du contrat ont inclu aussi les équipements pour un centre de contrôle des opérations et la formation du personnel local. Selon les responsables en charge de ce dossier, la modernisation de cette voie ferrée permettra de passer la vitesse de 70 km/h à 160 km/h et le trajet Bejaia-Alger se fera en 1 h 08 m avec les arrêts. Un projet qui verra aussi la suppression des 98 passages à niveau existants sur cette ligne ferroviaire et prévoyant, en outre, la réalisation de 55 ouvrages d’art, dont trois tunnels. Le projet comporte non seulement le dédoublement mais aussi la réhabilitation et la modernisation des installations ferroviaires de la ligne Beni Mansour-Bejaia, sur un linéaire de 87 km, visant à réduire le temps du trajet entre Bejaia et Alger. Dans l’étude du projet est prévu également de faire la liaison avec le port de Béjaia pour faciliter le transport de marchandises, en incluant également la rénovation des 09 gares ferroviaire implantées à Tazmalt, Akbou, Sidi Aïch, Ighzer Amokrane, Takriets, Ilmaten, El-Kseur, Oued Ghir et Bejaia. Le décret exécutif portant sur l’utilité publique de ce projet a été signé par le Premier ministre et paru le 13 décembre 2013 au Journal officiel no 62 en définissant clairement le caractère d’infrastructure d’intérêt général et d’envergure nationale et stratégique des travaux à réaliser. L’expropriation concerne «les biens immeubles et/ou les droits réels immobiliers servant d’emprise à la réalisation de l’opération visée», précise ce texte juridique dont les terrains visés représentent une superficie totale de 368 hectares, 79 ares et 76 centiares relevant du domaine privé dont 351 hectares, 52 ares et 48 centiares situés sur le territoire de la wilaya de Béjaïa et 17 hectares 27 ares et 28 centiares situés sur le territoire de la wilaya de Bouira. Le même décret souligne que les travaux à engager portent sur «les terrassements généraux, la pose de la voie ferrée, la réalisation de 55 ouvrages d’art, la réalisation de trois tunnels, la pose d’installations fixes de signalisation et de télécommunication». «Des crédits nécessaires aux indemnités à allouer au profit des intéressés pour l’opération d’expropriation des biens et droits réels immobiliers nécessaires à la réalisation de l’opération de réhabilitation et de modernisation des installations ferroviaires de la ligne Beni Mansour/Béjaïa doivent être disponibles et consignés auprès du Trésor public», conclut encore le texte. Ce projet sera d’un grand apport pour toute la vallée de la Soummam, connue pour son dynamisme économique, comme il permettra aussi de développer les lignes ferroviaires avec les autres régions du pays, notamment l’est et les hauts plateaux et permettra aussi d’améliorer de manière significative la desserte de Béjaia à partir de la Rocade nord. Espérons que les délais seront respectés !

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