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Décision de Sanchez sur le Sahara occidental. Volte-face scandaleux

Revirement prémédité ou hasard de calendrier? Sanchez devrait-il comparaitre devant son Parlement? Le Parti Populaire en Espagne a demandé de faire comparaitre le chef du gouvernement devant le parlement afin de s’expliquer sur sa décision de démarcation vis-à-vis de la réalité du conflit au Sahara occidental. L’Espagne via ses organisations non gouvernementales , humanitaires et de défense des droits de l’homme fervents défenseurs de l’option d’autodétermination du Sahara occidental sur laquelle insiste une résolution de l’ONU, change soudainement de camp suscitant le courroux de sa propre classe politique. Le chef de gouvernement espagnol vient de se défaire de la position historique et géostratégique de son pays qui fait de lui un allié de choix pour la stabilité et l’indépendance du Sahara occidental auquel, rappelons-le il est lié par une histoire commune, fait montre d’un volte face pour le moins scandaleux selon les observateurs. Le tollé est survenu quand la 2eme vice présidente de son gouvernement s’est «décalée» de la position de son supérieur. Et il en a fallu de peu pour que toute la classe politique espagnole s’en émeuve et se solidarise avec le peuple sahraoui qui combat des décennies durant pour sa liberté pour que l’opinion internationale se rende à l’évidence que «derrière ce revirement il y aurait comme une impression de «manœuvres» sur le dos et au détriment des intérêts légitimes du peuple sahraoui libre. Le plus surprenant est que Sanchez s’est toujours démarqué du Parti populaire espagnol quand il s’agit de défendre des droits sociaux come ceux des «Migrants» mais auquel paradoxalement il s’était allié lors du gouvernement de coalition précédent. Son revirement obéit- il ce faisant à un simple impératif politique local ? Autrement cherche t-il à courtiser le Maroc qui veut annexer le Sahara occidental? Des zones d’ombres persistent sur les intentions réelles du chef du gouvernement espagnol suite à sa décision qualifiée d’«inacceptable» par le Parti Populaire espagnol .La classe politique espagnole s’est indignée du revirement de la position du gouvernement de Pedro Sanchez sur le conflit au Sahara occidental, la qualifiant de « scandaleuse » et de « contraire » à la position historique de l’Espagne et au droit international. Dans ce sens, la deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol, ministre du Travail et de l’Economie sociale, Yolanda Diaz, a déclaré qu’elle se démarquait totalement de la position de son supérieur, soulignant que « la position de l’Espagne vis-à-vis de ce dossier doit émaner d’un dialogue national, tout en tenant compte du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, garanti par le droit international ». La dirigeante du groupe « Unidos Podemos » au sein de l’exécutif espagnol a fait part de son rejet de la position du Premier ministre qui va, selon elle, « à l’encontre de la position historique de l’Espagne sur le Sahara occidental », réitérant son « engagement à défendre le peuple sahraoui et les résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité des Nations unies ». Pour sa part, la secrétaire générale du parti « Podemos » et ministre des Droits sociaux, Ione Belarra, a rejeté la décision du gouvernement espagnol, notant que « la résolution du conflit au Sahara occidental doit se faire sur la base d’une solution politique, juste, durable et acceptable par toutes les parties, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité qui consacrent le droit d’autodétermination du peuple sahraoui que l’Espagne doit respecter ». La secrétaire aux Affaires internationales de « Podemos » et eurodéputée, Edoia Villanueva, s’est dit aussi contre la décision de Sanchez, affirmant que la « seule solution » pour le conflit au Sahara occidental est « l’application du droit international qui garantit aux Sahraouis la liberté de décider de leur destin ». S’exprimant dans le même sens, le porte-parole d' »Unidos Podemos » au Congrès, Pablo Echenique Robba, a souligné qu »‘il se démarque de la nouvelle position de Sanchez », relevant que « la présence du Maroc au Sahara occidental est une occupation militaire, en violation flagrante avec les droits humains de la population indigène ». Emboitant le pas à Pablo Echenique, le porte-parole du groupe « Si Podemos » au Parlement des îles Canaries, Manuel Marrero, a qualifié les déclarations du Premier ministre espagnol de « scandaleuses ». Il a affirmé que « soutenir la thèse du Maroc sur le Sahara occidental est une violation des résolutions des Nations unies ». Il préconise « la tenue d’un référendum pour décider de l’avenir de ce territoire », et regrettant « la capitulation de Sanchez devant le chantage marocain ». Dénonçant la décision du gouvernement de Sanchez, le « Parti populaire » en Espagne a demandé la « comparution » du Chef du gouvernement devant le Parlement. « Le gouvernement n’a pas le droit de prendre une telle décision sans se concerter avec le principal parti d’opposition dans le pays », a déclaré la coordonnatrice générale du parti, Cuca Gamarra, dans un communiqué, faisant observer que « ce revirement de position nuit à l’image de l’Espagne à l’international ». Allant dans le même sens, le parti de centre-droit Ciudadanos a exigé, lui aussi, la comparution de Sanchez et du ministre des Affaires étrangères devant les députés. « Sanchez et Albares doivent comparaître en toute urgence devant le Parlement pour s’expliquer sur les motifs d’une telle position », affirme Ciudadanos, ajoutant que « la politique étrangère est un enjeu majeur ».

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