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Décès du moudjahid et commandant de la Wilaya IV historique. Youcef Khatib, un symbole d’humanisme

Le Colonel, le moujahid, Youcef Khatib s’en va. Il est l’un des derniers chefs des wilayas historiques durant la révolution encore en vie à décéder ce mercredi 25 octobre 2023. Le défunt a été enterré, jeudi, au Carré des Martyrs au cimetière d’El Alia de la capitale. Il constitue incontestablement une des figures emblématiques de la glorieuse révolution algérienne (1954-1962). Plus connu par le nom «Si Hassan», Youcef Khatib a marqué l’histoire des cellules et des mouvements des étudiants musulmans algériens, sous la bannière du FLN. Doué d’un sens aiguisé de la perfection dans la sensibilisation et la mobilisation des rangs des étudiants au service de la cause algérienne de libération du pays, le moudjahid symbole, commandant de la Wilaya IV historique, le colonel Youcef Khatib dit « Si Hassan », a rempli une vie riche en événements et parcours avant l’indépendance, essentiellement fondée sur le dévouement sincère et fidèle à la Patrie l’Algérie. Décédé à l’âge de 91 ans, le défunt a contribué aux fondements des principes de la République algérienne. Le président de la République, Abdelmajid Tebboune, a appris avec une immense douleur le décès de cette figure de proue révolutionnaire. Tebboune qui a présenté ses condoléances à la famille du défunt «Si Hassan», dira de lui qu’il était un homme pétri des valeurs du jihad et d’altruisme. Le ministère des Moudjahidine et des Ayant droits n’a cessé de faire des louanges sur le défunt peu après son décès. De même que le président de l’APN, Brahim Boughali, a loué les qualités intrinsèques du défunt qui, selon lui, «a accompli pleinement son devoir durant la glorieuse guerre de révolution et après l’indépendance». Qui était Feu Youcef Khatib? Né le 19 novembre 1932 à Chlef, le défunt a suivi son enseignement primaire dans sa ville natale. Il a obtenu le Baccalauréat en 1953 et s’est inscrit au Département de Médecine à l’université d’Alger (Faculté centrale). Feu Khatib a rejoint les cellules du Front de libération nationale (FLN), dirigées par Mohamed Seghir Nekkache en 1955, et dont l’objectif était d’encadrer les étudiants et de les intégrer dans les rangs de la Révolution. Après la grève des étudiants du 19 mai 1956, le défunt a rejoint les rangs de la Révolution à Médéa où il eut des contacts avec des moudjahidine avant d’adhérer à l’Armée de libération nationale (ALN) en juin 1956 dans la région de Tamezguida. Son rôle consistait à fournir le soutien médical et les premiers soins aux moudjahidine et aux populations civiles rurales et à former les infirmiers et les cellules médicales dans les régions de la Wilaya IV historique. Il fut nommé commandant de la 3ème région de la Wilaya IV historique en 1959. Cette nomination coïncida avec le lancement de l’opération militaire « Challe » dans la région qu’il supervisait (Chlef et Ouarsenis). Après le décès de Mohamed Bounaama le 8 août 1961, tombé en martyr, « Si Hassan » lui succéda à la tête de la Wilaya IV historique jusqu’à l’indépendance. Après l’indépendance, le défunt n’a pas pour autant baissé les bras. Il occupa plusieurs fonctions importantes et de responsabilités dont celle de membre du Bureau Politique du parti du Front de libération nationale (FLN) en 1964. Il fut également nommé président de la Commission du dialogue national en octobre 1993 puis président de la Conférence de l’entente nationale l’année suivante. Le défunt qui était également président de la Fondation de la Mémoire de la wilaya IV historique jusqu’à sa mort, insistait sur l’importance de l’écriture de l’histoire afin de contribuer à la préservation de la mémoire collective du peuple algérien.
Le colonel Youcef El Khatib était un modèle de chef militaire distingué par son humanisme et sa modestie et un des plus éminents dirigeants de la Guerre de libération nationale, ont affirmé de nombreux moudjahidine l’ayant côtoyé. Ces moudjahidine qui ont exprimé leur immense tristesse suite au décès du colonel Youcef El Khatib, ont affirmé qu’il était « un modèle de chef militaire aimé de tous, grâce à son humilité dans ses relations avec tout un chacun, quels que soient leur rang, leur statut social ou leur niveau d’instruction ». C’est notamment le cas du secrétaire général de la Fondation de la Mémoire de la wilaya VI historique, dont le siège se trouve à El Affroun (à l’Ouest de Blida), Ali Miloudi, qui s’est dit « affligé » par le décès de son ami, Youcef El Khatib, qui était « un modèle du chef militaire instruit et modeste ».

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