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De l’économie de proximité

La faute principale dans la politique économique de ce pays, c’est de considérer les autorités locales – de proximité – pourtant Constitutionnelles, comme étant des instances «immatures» – si je puis dire-!!.. Et d’ailleurs, c’est pour cette raison, de notre point de vue, que l’on n’accorde pas assez de crédit à ces instances. Pourtant élues au suffrage direct, par le peuple et pour le peuple. Donc, les paragrammes de développement local, notamment, les gros chantiers, sont directement pris en charge par les commis de l’Etat.. A vrai dire, un Maire (P/APC) serait l’éboueur en chef de sa Commune, puisque hormis cette mission consistant à nettoyer la ville, entretenir les voies publiques et les chaussées, s’occuper de l’éclairage public, un Maire n’a pas assez de missions et de prérogatives, ayant trait au développement de sa Commune. Ce sont donc, le wali et son représentant local, le Chef de daïra qui font le plus gros du travail, en s’occupant des grands projets. A notre avis, plus des trois quarts des problèmes de la gestion des collectivités locales proviennent, directement, de mal structuration des instances de l’administration locale. Un groupe mal structuré nuit à son développement, dit-on, dans le langage administratif. Toute amputation dans les prérogatives des maires irait impacter négativement, sur les missions de ses supérieurs. Une Commune avec une Assemblée locale, composée de membres délégués par voie de vote par la communauté des citoyens est normalement habilitée et entièrement mûre à prendre en charge tous les dossiers de la Commune, économiques et autres. Elle est, en principe, habilitée à gérer, avec la plus grande confiance, des budgets colossaux de la Commune.. Nous savons, également, que cette pratique -ou ce mauvais pli- remonte aux premières années de l’indépendance, quand l’illettrisme sévissait, de façon «épidémique» parmi les populations. Beaucoup de maires de cette époque de l’histoire du pays, ne savaient pas ou savaient peu lire et écrire, notamment, dans les régions intérieures. Actuellement, les temps ont profondément changé, la société algérienne n’est plus ce qu’elle était, il y a plus d’un demi-siècle. Alors que cette «phobie» incitant à faire du Maire et les autres membres de l’APC une simple garniture «constitutionnelle», se basant sur une présence théorique ou même symbolique, n’est plus acceptable. La mauvaise structure de l’administration locale a abouti à une mauvaise gestion. Et, cette dernière a eu comme conséquence logique les innombrables problèmes que nous rencontrons quotidiennement. Parfois, ce sont de faux problèmes.

À propos Abdelkader Benabdellah

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