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De la réforme hospitalisée

L’on pourrait bien s’engager dans un processus d’une réforme hospitalière ou de tout le secteur de la santé publique, sans pour autant, porter ça sur le fronton du département ministériel, en charge officiellement, de cette réforme. Alors que sur le tas, rien n’est constatable. Excepté, si l’on va corriger les dioptries de nos lunettes. Nous partageons, toutefois, les avis de nos concitoyens qui ne cessent de cibler de critiques, parfois paroxystiques, les établissements hospitaliers et les unités de soins de proximité, sous l’égide du secteur de la santé publique. Attention ! Je n’ai pas dit qu’il n’y a pas un travail qui se fait ou aucun effort qui se prodigue. J’ai dit, tout simplement que les résultats des efforts ne sont pas constatés et, même constatés, ça serait à des rares exceptions près. Pourquoi? Parce qu’il se pourrait, à notre avis, qu’il y ait un manque de coordination entre la théorie et la pratique, entre les sphères hautes et basses, entre le chef et ses subordonnés qui attestaient une insubordination. Afin de m’éviter à moi, d’abord, toutes ces spéculatives et «piffométriques» surenchères, le Département de la santé devrait normalement nous faire des rapports annuels sur l’état de « santé » du secteur de la santé publique. Des rapports pas comme ceux (rapports tout va bien) qu’on faisait à l’époque socialiste. La santé publique devrait faire face, avec courage et responsabilité, à ses lacunes, à ses gestes ratés. L’on pourrait, également, constater que les problèmes, notamment les insuffisances en matière de prestation, sont plus présents au niveau des CHU et des grands établissements hospitaliers, plutôt que dans les hôpitaux ou les cliniques de moindre capacité. Plus l’établissement est grand, plus sa gestion devient moins maîtrisable. Je crois et si je ne me trompe pas, qu’il devrait normalement y exister un service des statistiques au niveau central. Ainsi, nous aurions aimé qu’un bilan annuel soit communiqué au public, parce que cela devient injuste que l’Etat algérien débourse, annuellement, toutes ces sommes faramineuses: 410.672.176.000 de dinars pour l’exercice 2021. Alors, qu’en fin de compte, nous devrions, obligatoirement, transférer nos malades ou quelques privilégiés d’entre eux, vers l’étranger. Suite à tout cela, nous devrons reconnaître, conséquemment, que nous avons un personnel médical, notamment les praticiens hospitaliers parmi les meilleurs du monde. Ils auraient pu faire mieux, si les conditions du travail y étaient plus favorables. Le talon d’Achille de notre système de santé publique serait dans l’organisation à bon escient des moyens infrastructurels, matériels et humains, qui fait absolument défaut. Seule, une bonne organisation serait à même, de rendre les investissements pécuniaires, humains et matériels plus rentables.

À propos Abdelkader Benabdellah

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