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De grands efforts depuis 15 ans pour faire face aux catastrophes naturelles. L’Algérie consacre 225 millions de dollars par an

C’est fou ce que dépense l’Algérie dans la gestion des calamités naturelles. De grands efforts consentis en l’espace de 15 ans. La gestion des catastrophes naturelles revient dans les débats à la faveur des dérèglements climatiques en cours dans le monde et leur impact direct sur les populations. Il n’est un secret pour personne que la gestion des catastrophes naturelles est un dossier lourd qui exige des montants de financement importants que ce soit sur le plan préventif ou sur le double plan matériel et humain. Le 10 octobre 1980 un fort séisme a secoué la région d’el Asnam aujourd’hui Chlef. L’Algérie est passée jusqu’ici par trois grandes épreuves douloureuses dues aux catastrophes naturelles. Le 10 novembre 2001, la capitale a été l’objet d’inondations les plus meurtrières qui ont fait plusieurs centaines de morts. Ce sinistre hante à ce jour les algérois à l’approche de la saison des pluies et des fortes averses. Enfin, le 21 mai 2003 un violent séisme a happé la région de Boumerdes à Alger faisant 2266 morts et plus de 10.000 blessés. Ce séisme a alors mis à nu toute l’étendue de l’anarchie urbaine, ce qui contraint les pouvoirs publics à lancer des «enquêtes» et à réfléchir sur un urbanisme judicieux sérieux et antisismique. Ces trois expériences de catastrophes naturelles, pour ne citer que celles-ci de la période post indépendance, ont incité l’Etat algérien à prendre des mesures urgentes et des réformes entre autres dans le domaine de l’urbanisme. Parmi les mesures spectaculaires, le lancement de vastes programmes d’éradication des constructions illicites et des bidonvilles qui sont une proie facile aux catastrophes naturelles. Ce n’est pas tout, puisque le pays a mis en place un programme colossal de financement de la gestion des catastrophes naturelles. Il est évalué à 225 millions de dollars par an. En effet, le Premier ministre Aimene Benabderrahmane a indiqué, hier samedi, que l’Algérie a consacré 225 millions de dollars par an durant ces 15 dernières années pour faire face aux catastrophes naturelles. Dans son allocution lors de l’ouverture des travaux du Forum international sur la réduction des risques sismiques, le Premier ministre a précisé que 70% du montant alloué pour faire face aux catastrophes naturelles est destiné aux risques d’inondation. M. Benabderramane a indiqué que l’Algérie est en train de mettre à jour la législation relative à la stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes naturelles. Il a également expliqué que l’Algérie suit de nouveaux mécanismes proactifs pour réduire les risques de catastrophes naturelles. De son côté, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, M.Mohamed Tarek Belaribi, a annoncé la relance du dispositif antisismique algérien. Il a souligné que l’Algérie a développé une stratégie efficace de lutte contre les tremblements de terre sur la base de son expérience amère qu’elle a vécue il y a 20 ans. Parmi les stratégies, le zonage sismique dans les zones urbaines et les évaluations des risques dans 40 wilayas ont été étudiées, selon la même source. Les travaux du colloque international sur la réduction du risque sismique, organisé par le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, ont débuté hier à Alger, en présence de plus de 700 participants, algérien et étrangers. Le colloque, organisé au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion du 20ème anniversaire du séisme dévastateur qui a ébranlé la wilaya de Boumerdès le 21 mai 2003, a été placé sous le thème « Réduire le risque sismique : gouvernance et prospective ». Les travaux du colloque ont été ouverts par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, en présence du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi, et des membres du gouvernement. Participent à cet événement les responsables des organismes en lien avec la prévention contre les risques naturels notamment celles des séismes, des experts et des chercheurs algériens et étrangers venus du Japon, de l’Italie, de la Turquie, de Grèce, du Royaume-Uni, du Portugal, des Etats-Unis et de France, la Norvège et le Canada.

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