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Dar El Hayat, Place Roux, Tahtaha… La police en guerre contre l’anarchie

Face à l’omniprésence des policiers sur les lieux, le commerce informel a bel et bien plié bagage pour d’autres lieux et d’autres cieux. Adoptant une politique de rigueur dans l’application des instructions du ministère de l’intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, et du premier responsable de la wilaya d’Oran, portant l’éradication du commerce informel, la sûreté de la wilaya d’Oran semble remporter la palme d’or. En effet, la cité Dar El Hayat, place Roux et Tahtaha, autrefois otages du commerce sauvage, sont aujourd’hui libérés de cette anarchie au bonheur de la population et des automobilistes. Une situation qui, au fil du temps a fait plonger la ville dans une anarchie indescriptible, il n’est plus question de pratiques illicites, mais il s’agit de gens qui imposent leur loi en squattant la voie publique au vu et au su de tout le monde avec tous les désagréments et les préjudices que cela comporte. Ce phénomène s’est transformé d’une pratique illicite à une tradition puis à un indu droit. Même les commerçants des magasins et boutiques qui avaient profité de cette anarchie en opérant des extensions de leurs commerces, sous prétexte que leurs locaux donnent sur la rue et entraîne une amende de 8000 à 16000 DA et une peine d’emprisonnement pouvant aller de 10 jours à 2 mois en cas de récidive. Le chaos causé par ces pseudos commerçants ainsi que les escarmouches et les altercations quotidiennes ont fait que de nombreux citoyens et surtout les parents d’élèves, lesquels se disent fatigués du bruit et de la saleté. Le processus mené par la sûreté de wilaya d’Oran, pour lutter contre le commerce parallèle, a été bien accueilli par les Oranaises et Oranais. Certains citoyens ont fait part au Carrefour d’Algérie de leur espoir de voir ces opérations se poursuivre notamment auprès des établissements scolaires. D’un autre côté, certains individus, certaines entreprises et le BTP, restent en dehors de l’économie formelle, afin d’échapper à la fiscalité et aux cotisations sociales, ou aux obligations de conformités liées aux normes et aux licences. Cette facette correspond à la vision répandue mais erronée voulant que l’économie informel se résume à des  »tricheurs » cherchant à éviter de payer des impôts.

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