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Crise en Ukraine: Après un nouveau week-end d’escalade diplomatique. Les Occidentaux en état d’alerte

Les Etats-Unis ont répété, dimanche, que les Russes pourraient attaquer l’Ukraine «à tout moment», au lendemain d’un appel entre Joe Biden et Vladimir Poutine qui ne leur a pas donné «de motif d’optimisme». Face à la menace d’une invasion de l’Ukraine par la Russie, les Occidentaux n’ont pas leur destin en main. L’éventualité d’un conflit de grande ampleur sur le territoire européen dépend de la seule volonté de Vladimir Poutine et si les Etats-Unis multiplient les alertes, au risque de nourrir les tensions, les alliés espèrent peser sur les choix du président russe en actionnant deux leviers : la dissuasion, par le biais de lourdes sanctions en cas d’attaque, et le dialogue, tant que celui-ci est encore possible. L’heure est grave, compte tenu de l’escalade suscitée par les différents déploiements militaires russes à la frontière de l’Ukraine, en Biélorussie et en mer Noire. Les Etats-Unis ont répété, dimanche 13 février, que les Russes pourraient attaquer l’Ukraine « à tout moment », au lendemain d’un appel entre les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine qui ne leur a pas donné «de motif d’optimisme». Les efforts de concertation entre les capitales occidentales ont redoublé. Après avoir parlé avec Emmanuel Macron, M. Biden s’est également entretenu dans la journée avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui appelle à ne pas céder à la «panique» et se méfie de l’alarmisme américain. Cinq jours après leur long entretien au Kremlin, pendant lequel Vladimir Poutine avait envoyé quelques rares signes de bonne volonté, le chef de l’Etat français l’a de nouveau mis en garde lors d’un appel téléphonique, samedi. «Un dialogue sincère n’est pas compatible avec une escalade», a-t-il prévenu. Son homologue russe lui aurait répété qu’il n’avait pas l’intention de lancer une nouvelle attaque contre l’Ukraine. Des assurances prises avec des pincettes à Paris: «Nous n’avons pas, dans ce que dit le président Poutine, d’indices [montrant] qu’il va passer à l’offensive; nous sommes néanmoins extrêmement vigilants, extrêmement attentifs aux variations de la posture russe, de telle manière que nous puissions prévenir le pire», a indiqué l’Elysée à l’issue de la conversation entre les deux dirigeants. Tout en redoutant une offensive, Paris comme Berlin continuent de miser sur la diplomatie. «Notre souci est de prévenir encore une fois un conflit majeur en Europe et, dans un deuxième temps, de trouver les éléments d’une négociation utile entre la Russie, les alliés, les partenaires européens et les Américains», explique-t-on à l’Elysée. Après Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Olaf Scholz, s’apprête à son tour à rencontrer Vladimir Poutine au Kremlin, mardi 15 février, au lendemain d’une visite en Ukraine. Il s’agit pour le successeur d’Angela Merkel de répondre aux critiques sur l’attitude de son gouvernement, accusé par ses détracteurs de «complaisance» avec Moscou. M. Scholz a prévenu que les sanctions occidentales – qui se préparent en étroite concertation entre Washington et Bruxelles – seraient «immédiates» en cas d’invasion russe de l’Ukraine et demandait, lundi matin, «des signes immédiats de désescalade».

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