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Covid-19, difficultés socioprofessionnelles… en sont les causes. On se marie moins en Algérie !

Il est vrai que la physionomie des couples algériens a beaucoup changé ces vingt dernières années. Elle a évolué. Les jeunes mariés accordent de plus en plus d’importance à la qualité de vie de leur couple, à la cherté de la vie plutôt qu’à penser à se marier et point c’est tout. Mais il y a un autre facteur prédominant. Il s’agit du Covid -19. Depuis le début de la maladie en Algérie, c’est le retour de l’ascenseur. A l’ombre de la crise sanitaire liée à la pandémie, les couples se tournent progressivement vers le mariage religieux suite aux interdictions des célébrations de mariages.
Cette tendance qui se poursuit a surclassé le mariage officialisé par l’état civil qui enregistre de moins en moins de noces contractées. Pas seulement, autant qu’on se marie de moins en moins dans l’état civil, autant on dépense moins à cause de la fermeture de salles de fêtes, fait observer un expert qui estime que le Covid a impacté le portemonnaie du citoyen en soins et traitements mais fait couter moins les mariages. La réalité est bien là. On se marie de moins en moins en Algérie. Dans certains cas, les couples préfèrent annuler les noces, certains les reportent alors que d’autres ne se marient pas du tout. Ces nouvelles donnes ont bouleversé les statistiques habituelles. De « mariage sacré ou forcé », la tendance passe subitement vers « le mariage conjoncturel ». Les noces, les jeunes en sont donc moins fous en des temps de pics pandémiques. Effet immédiat prévisible, si cette tendance baissière des mariages continue, elle aura des conséquences en termes de nouvelles naissances. Si elle perdure pendant plusieurs années, la population risque de vieillir plutôt que prévu. Il est évident que les mariages sont en chute libre. Un total de 283.000 mariages a été enregistré en 2020, en baisse de plus de 10% par rapport à 2019, selon les données de l’Office national des statistiques (ONS). « Les bureaux de l’état civil ont enregistré 283.000 unions au cours de l’année 2020, soit une baisse relative de plus de 10% par rapport à 2019 (315.000 mariages) », indique ainsi l’ONS. La tendance baissière du taux brut de nuptialité s’est poursuivie en 2020 pour atteindre 6,41 pour mille, contre 7,26 pour mille en 2019. Après avoir connu une évolution « relativement importante » (10,13 pour mille en 2013), le taux brut de nuptialité a, contrairement aux années passées, entamé sa décroissance en 2014 avec 9,88 pour mille. Cette tendance baissière s’est poursuivie durant les cinq années qui ont suivi, « mais avec un rythme plus accéléré en 2020 », pour atteindre 6,41 pour mille en 2020, soit le même niveau observé au début des années 2000. « Nonobstant, l’effet partiel de la conjoncture induit par la pandémie, cette baisse continue de la nuptialité conforte, une fois de plus, l’hypothèse de l’impact de la modification de la structure par âge de la population sur le volume des mariages », note la même source. L’analyse de l’évolution de la population âgée de 20 à 34 ans, où se contracte 80% des mariages, selon les données du recensement général de la population de 2008, fait ressortir une régression du volume de celle-ci d’une allure assez visible à ces dernières années, en passant de 10,997 millions en 2015 à 10,427 millions en 2020. Selon l’ONS, la corrélation entre l’évolution du volume de la population entre 20 et 34 ans et celui des mariages est clairement établie. Avec le maintien de la baisse du volume de cette population dans les années à venir, et en l’absence d’autres éléments qui peuvent interférer sur le phénomène, il est probable que la baisse des mariages se poursuivra jusqu’à l’horizon 2025-2030″, anticipe l’organisme des statistiques. Globalement, l’année 2020 a été marquée par un recul des naissances vivantes sous le seuil d’un million de naissances pour la première fois depuis 2014, une augmentation « significative » des décès, et par la poursuite du recul des mariages depuis six ans. D’après le rapport annuel sur la démographie en Algérie, 992.000 naissances vivantes, 236.000 décès et 283.000 mariages ont été enregistrés en 2020. L’accroissement naturel enregistré durant l’année 2020 a atteint 756.000 personnes, soit un taux de 1,71%. Ce dernier continue sa tendance baissière enclenchée depuis 2017, « avec un rythme plus prononcé en 2020 ». A ce rythme de croissance, la population résidente totale atteindrait 45,4 millions au 1er janvier 2022, contre 44,6 millions au 1er janvier 2021 et 44,3 millions au 1er juillet 2020.

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