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Couteaux, haches et autres armes blanches en vente libre. Un commerce sans règlement

Apparemment, la vente d’armes dans les rues est devenue un acte sans reproche. En effet, cette tradition est ancrée dans les coutumes des jeunes des quartiers défavorisés. Les scènes se répètent, chaque année, à l’approche de la fête de l’Aïd El Adha et ce, dans les marchés, places publiques, rues et ruelles des villes et villages de la wilaya. Tous ces endroits sont inondés par des étals de fortune, exposant divers outillages et matériels de bouche destinés au sacrifice du mouton. Les passants, attirés par les prix assez abordables et de l’esthétique de l’emballage, foncent tête baissée pour acquérir un outil nouveau et adéquat qu’ils peinent à trouver sur le marché avant «l’invasion» des produits sud-asiatiques, même si la qualité de cet accessoire laisse à désirer. Des accessoires de toutes formes et à tous les prix sont exposés en vrac, à même le sol, allant de la lourde hache, au long couteau aiguisé en passant par les différentes séries de broches pour les grillades, les barbecues et les sacs de charbon.
Pourtant, la dernière campagne de lutte contre le commerce informel, qui a, d’ailleurs, donné ses fruits, doit continuer à épurer le paysage commercial local, en éliminant ces « poches » occasionnelles, sources de malveillance et de danger. Mais, le danger de ce commerce illicite occasionnel peut provenir, selon certains observateurs, du fait de l’exposition à tout vent de cet « arsenal de guerre», sans aucun contrôle et à portée des mains malveillantes. L’autre côté, moins dangereux de cette tradition avant la fête du sacrifice, réside en l’aiguisage de couteaux, coutelas, haches et autres armes blanches en plein tissu urbain. Ainsi, même tard dans la nuit, on entend encore le bruit des moteurs des machines tourner au grand malheur des riverains qui ne supportent plus tous ces désagréments. Il faut dire que cela se passe devant toutes les structures de l’Etat, qui ne daignent pas bouger le petit doigt pour réglementer ce commerce. Enfin, il reste à assurer une couverture sécuritaire adéquate pour éviter le pire car le sacrifice ne dure qu’une journée mais les couteaux sont bel et bien stockés à domicile.

À propos Islam Rayan

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