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Corruption et loi électorale. Quel avenir pour les deux Chambres parlementaires?

Des voix se sont élevées pour la réduction des salaires des députés qui est de l’ordre de 35 millions de centimes mensuels en cette crise financière née des retombées néfastes de la crise sanitaire. Depuis 2012, l’Assemblée populaire nationale compte 462 membres, appelés députés, élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Notons que plusieurs d’entre eux surtout ceux du PT, ont brigué 05 mandats consécutifs, ce qui équivaudrait à 25 ans passés au sein de la Chambre basse. Alors que le spectre de la dissolution plane sur les deux Chambres parlementaires que sont l’APN et le Sénat à la faveur de la nouvelle loi électorale, les observateurs très au fait de l’évolution de la scène politico-financière, s’interrogent sur le cheminement de ce qu’ils ont qualifié « d’Argent du peuple ». Lors de sa dernière sortie, le président de l’Autorité des élections ANIE avait annoncé, en grandes pompes, la mise en place incessamment d’un comité indépendant. Celui-ci viendra renforcer le dernier né, chargé de la lutte contre la corruption. Il sera placé sous la tutelle de l’ANIE, pour la poursuite de la lutte anticorruption dans les rouages de l’État à l’occasion des joutes électorales. Sa principale mission, à court terme, serait de mettre hors d’état de nuire les postulants parmi les candidats voraces, pour les mettre sous les feux de la rampe, eux qui veulent coûte que coûte se frayer une place dorée et un statut VIP au niveau des deux Chambres parlementaires. Un autre scandale, celui de la  » chkara » et des » coiffeuses », pour glaner un strapontin, a ébranlé nos institutions parlementaires, lors des différentes élections législatives. Abondant dans le même sens que le premier responsable de l’ANIE, Ammar Belhimmer, avait mis en garde contre les origines douteuses des financements des campagnes électorales dont certains de ces barons à titre d’exemple, pour le financement du 5ème mandat du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ont été traduits devant la justice et jugés, ensuite, dans le cadre de la corruption. Plusieurs députés et sénateurs ont été, eux aussi, dans le cadre de la lutte anticorruption, traduits devant les commissions juridiques de leurs institutions respectives que sont les deux Chambres parlementaires, avant de passer pour le test décisif qu’est la levée de leurs immunités parlementaires par leurs collègues et camarades des partis puisque mouillés jusqu’aux os dans des affaires scabreuses de corruption. La mouture de l’avant-projet de loi organique portant régime électoral prévoyait des « solutions efficaces pour l’éradication de la corruption qui a entaché la réputation de l’Algérie », avait indiqué le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement. Cependant,faut-il le rappeler, il a fait référence aux solutions efficaces pour l’éradication de la corruption qui a entaché la réputation de l’Algérie et miné le rendement de ses institutions, y compris les institutions élues qui ont usé d’argent sale et de corruption pour acheter des voix et les consciences et écarter les compétences intègres ».Selon un citoyen retraité que nous avons joint, la nouvelle Constitution a éludé un point des plus importants, à savoir : la dissolution des deux Chambres (Parlement et Sénat). Parmi les points qui n’ont pas été abordés, citons seulement deux dont la Suppression des retraites à vie aux ministres puisque selon lui, il n’existe aucune raison qu’un ministre qui a travaillé 02 années au sein du gouvernement, continue de percevoir son salaire  » musclé  » après son départ. Alors que le simple citoyen doit trimer 40 ans pour toucher une pension de misère.

À propos NADIRA FOUDAD

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