Alors que la rue mouloudéenne gronde toujours et réclame le départ de tous les actionnaires, refusant de voir tout ancien président revenir au-devant de la scène, voilà que Youssef Djebbari, qui jouit pourtant d’une impopularité record, est redevenu premier responsable du club d’El-Hamri. Incroyable mais tellement vrai ! Youssef Djebbari est le nouveau patron des Rouge et Blanc à la faveur d’un concours de circonstances assez bizarres et tellement invraisemblable pour passer inaperçu. Le départ de Tayeb Mehiaoui en Espagne où il a séjourné de longs mois pour soigner un œil défectueux a, ainsi, été mis à profit par son rival et ancien associé pour redevenir «important» au sein de la SSPA-MCO. La manière avec laquelle Djebbari a écarté Mehiaoui, arguant son abandon du club, n’a d’ailleurs pas été du goût du dernier nommé, ni du goût des autres actionnaires majeurs de la société sportive qui gère l’équipe professionnelle du Mouloudia. Mais sachant pertinemment qu’il n’a plus la cote auprès du public et craignant une réaction violente des supporters comme celle qui a accompagné son départ forcé, Belhadj Ahmed dit Baba s’est contenté de timidement condamner, sans jamais agir. Ce recul pris par Baba, conjugué à l’emprisonnement de Sofiane Benamar dit Guenfouda ainsi qu’à la mise au frigo délibérée de Mehiaoui a, ainsi, doublement profité à Youssef Djebbari qui aspire surtout à redorer son image auprès des autorités locales. Le principal responsable de la rétrogradation historique du club phare de l’ouest en 2008 est même allé jusqu’à prolonger son «règne» à la tête du MCO en annulant tout simplement l’assemblée générale prévu jeudi dernier, arguant… la crainte d’organiser une réunion en pleine pandémie du coronavirus! En s’autoproclamant président jusqu’à nouvel ordre, Youssef Djebbari a non seulement piétiné les règlements et lois en vigueur mais a aussi et surtout fait fi de la «volonté populaire». Preuve en est: le boycott massif des supporters de toutes les rencontres du Mouloudia d’Oran à domicile, au stade Ahmed Zabana, au point de ne jamais dépasser les quelques centaines dans les meilleurs des cas.
