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Conseil supérieur de la magistrature.142 magistrats candidats aux élections

Il s’agit du premier Conseil supérieur de la Magistrature post-amendements introduits à la Constitution algérienne. Contexte oblige, les prochaines élections du Conseil supérieur de la magistrature CSM) s’avèrent décisives. Ces élections devront renforcer le Conseil dans ses attributions de garant de la liberté et d’autonomie de la justice, à la lumière des nouvelles exigences du climat politico économique. Cet organe, chargé par la Constitution d’assister le président de la République dans sa mission d’assurer l’indépendance de l’appareil judiciaire, voit désormais grand. Il s’apprête à renouveler ses membres. Le président de la République qui dispose du pouvoir de choisir des personnalités hors corps judiciaire pour leur compétence au sein du CSM, compte beaucoup sur ce Haut appareil de la magistrature qui, rappelons-le, comprend aussi des personnalités de la Cour Suprême, du Conseil d’Etat outre des magistrats. Les élections des membres du CSM auront lieu comme prévu lundi 20 décembre, au niveau de toutes les juridictions. La nouvelle est que pas moins de 142 candidats à ces élections sont d’ores et déjà annoncés par le ministère de la Justice, ce qui constitue en soi un «record». Le corps féminin de la magistrature sera également présent parmi les candidatures aux élections du CSM. Le ministre de la Justice avait annoncé en septembre, à la 2ème session ordinaire du CSM, qu’un total de 2.147 candidats sont concernés par un projet de mouvement annuel dans le corps des magistrats. Il avait également évoqué la promotion de nouveaux magistrats suivant les critères définis par le Conseil supérieur de la magistrature et les lois en vigueur. Ce qui dénote de la volonté ferme du ministère de tutelle de booster ce Conseil, de manière à lui permettre de faire face aux nouveaux défis que ce soit sur le plan de la formation, les promotions, l’amélioration des connaissances et des compétences et de prise en charge des situations administratives des magistrats. Le nombre de magistrats qui ont affiché leur souhait de se porter candidat aux élections des membres du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), prévues le 20 décembre, s’élève à 142 magistrats, un nombre « sans précédent », a en effet affirmé, jeudi à Tipasa, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Abderrachid Tabi. Dans une allocution lue en son nom par le Directeur général des affaires judiciaires et légales, Lotfi Boudjemaâ, à l’ouverture d’une journée d’études autour de la problématique de « l’indépendance du pouvoir judiciaire à la lumière des derniers amendements constitutionnels », le ministre a indiqué que l’augmentation du nombre de magistrats candidats à la qualité de membres au sein du « premier » Conseil supérieur de la Magistrature après les derniers amendements constitutionnels, « se veut la preuve de la conscience des magistrats de l’importance de l’étape » et du rôle de cette instance. Pour les candidatures du CSM, prévues le 20 décembre, comme mentionné dans l’allocution, des magistrates et des magistrats de l’ensemble des juridictions se sont portés candidats pour la formation de cette instance qui se compose du premier président de la Cour suprême, d’un vice-président, d’un président du Conseil d’Etat et de 15 magistrats qui sont élus par leurs collègues. Le total des magistrats élus se répartit comme suit: trois magistrats pour chaque juridiction, à savoir, la Cour suprême, le Conseil d’Etat, les Cours de Justice, les juridictions administratives autres que le Conseil d’Etat et les tribunaux de l’ordre judiciaire ordinaire, conformément à ce qu’a fait savoir précédemment le ministère de la Justice. Le CSM compte également six (6) personnalités choisies en raison de leur compétence, en dehors du corps de la magistrature dont deux choisis par le président de la République, deux (2) autres par le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), en dehors des députés, deux (2) autres choisis par le président du Conseil de la nation en dehors des sénateurs, outre deux magistrats membres de la section syndicale, ainsi que le président du Conseil des roits de l’Homme (CNDH).

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