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Conseil national autonome de directeurs de lycées. L’arrêt de cours dans plusieurs lycées «dénoncé»

En Algérie, la rentrée du cycle primaire a été ouverte le 21 octobre alors que celle des collèges et lycées fut le 4 novembre. Ces deux rentrées sont survenues dans un contexte marqué par la recrudescence des cas de contamination au Covid dans le pays. Le gouvernement de Abdelaziz Djerad a décidé, le 8 novembre, de «durcir» les mesures sanitaires du confinement dans une majeure partie du pays, à savoir dans 32 wilayas où le niveau d’alerte est renforcé et maximal. La wilaya d’Oran ne fait pas l’exception à la règle puisqu’elle a depuis enregistré un durcissement des contrôles entre autres du commerce et de la surveillance de l’évolution de la pandémie. Mais face à l’accélération de la circulation virale enregistrée depuis voilà deux semaines de cela, et compte tenu du manque de moyens manifestés par les établissements scolaires notamment les lycées où rappelons –le, est mis en place le protocole sanitaire, certains enseignants commencent peu à peu à évoquer le terme jugé prématuré de «fermeture» de certains établissements, pour cause, supposent-ils de la menace du Covid et d’autres problèmes comme celui lié aux volumes horaires. Le représentant d’Oran du Conseil national autonome des directeurs des lycées (CNADL) s’est montré catégorique, dimanche, en dénonçant «des perturbations de cours signalées à son syndicat dans certains établissements du secondaire à Oran», estimant de son côté qu’il serait temps de remédier à cette situation. En l’absence jusqu’ici d’un communiqué officiel décidant la fermeture de établissements scolaires pour cause de conjoncture sanitaire, plusieurs lycées à Oran ont enregistré un arrêt de cours, à la suite de la protestation des enseignants sur le volume horaire et le protocole sanitaire», dit M.Othmani, estimant au passage que des syndicats n’ont pas voulu réagir à cette situation parce qu’ils ne voulaient pas donner leur aval à la «grève» des enseignants des lycées en question, laquelle ils considèrent «illégitime», une couverture syndicaliste pour le simple motif qu’il n’existe «aucune circulaire interdisant la poursuite des cours dans les établissements scolaires», expliquent-ils. S’interrogeant sur la position à adopter par la direction de l’éducation face au problème d’arrêt de cours dans certains lycées à Oran, le représentant local du CNADL note que «son syndicat est pour la «stabilité» et le maintien de la scolarité des élèves dans une conjoncture sanitaire spéciale qui impose la coordination et la concertation entre tous les partenaires du secteur». Notre interlocuteur poursuit: «Les lycées Zoubir Belkacem (Canastel), Imama Ghazali (Bounif), Boualga AEK (Chahid mahmoud), Omrane Benaid (Gdyel) et celui de Hayat Regency, ont enregistré un arrêt de cours, certains ont repris difficilement, il y a quelques jours alors que pour le reste, pas encore». Il ajoute qu’au lycée Omar El Mokhtar (Akid) qui n’est pas fermé, quatre (04) matières ne sont pas dispensées aux élèves parce qu’il y existe quelques enseignants qui appellent au renforcement du protocole sanitaire et la révision du volume horaire alors que, dit-il encore: «Dans un autre lycée à Ain Bia, des enseignants exigent de renforcer le protocole sanitaire». M.Othmani profite de cette occasion pour annoncer le «retour» aux cours constaté il y a quelques jours, des enseignants du lycée Kasdi Merbah et le problème qui persiste au lycée M’rah des Palmiers pour cause de «découpage géographique» et de «surcharge», signalant que «ce lycée enregistre une capacité maximale de plus de 1.000 élèves alors que comparé au lycée Hireche qui est mitoyen, on y enregistre 400 élèves seulement». Le CNADL, par la voix de son représentant d’Oran, espère qu’une solution soit trouvée en urgence à cette situation pour garantir, dira-t-il les «meilleures conditions» outre le renforcement du protocole sanitaire notamment dans les établissements situés dans les «zones d’alerte» des communes et agglomérations éloignées.

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