Accueil » ACTUALITE » Conseil d’affaires algéro-français. Les grands axes de la feuille de route 2024

Conseil d’affaires algéro-français. Les grands axes de la feuille de route 2024

Quel regard sur l’avenir du Conseil du renouveau économique algérien ? A quoi aspire-t-il. Quels sont ses objectifs ? Il est vrai qu’entre Alger et Paris, tout n’est pas encore débloqué malgré les initiatives courageuses d’ici et là ? Mais selon un constat des experts, si les rapports sont plus foisonnants sur le plan humain et économique, cela s’entend, ils sont en revanche paradoxalement frileux et dysfonctionnels sur le plan politique». Pourquoi ? Si l’Algérie est mue par un vent de «renouveau économique» tant revendiqué par le président algérien Tebboune, lequel renouveau ne serait pas sans plaire à certains après notamment l’adoption de la «loi révolution» sur l’investissement, il n’en reste pas moins pour les spécialistes que le Conseil d’affaires mixte algéro-francais, tenu lundi à Paris, intervient dans un contexte particulier sur fonds de relance et de réchauffement du climat politique entre Alger et Paris après quelques turbulences. La commission des affaires étrangères et de la coopération à l’Assemblée nationale francaise avait tenté courant 2023 d’amorcer la crise en rencontrant opérateurs et diplomates algériens et société civile afin de relancer le partenariat. De même que le président francais Macron avait, pour sa part, multiplié les initiatives envers l’Algérie. Mais aux yeux des spécialistes, «le train n’a pas encore sifflé». Les affaires ont repris leur droit entre les deux pays laissant désormais place à l’investissement et aux échanges et reléguant de fait au passé les différents en commun. La France est un marché potentiel pour les entreprises. L’Algérie qui poursuit la restructuration de son économie et son renouveau économique compte en tirer énormément de dividendes. Le Conseil d’affaires Algéro-français compte fructifier les échanges mutuels et les porter vers le concret et injecter ainsi une véritable bouffée de réoxygénation à la reprise des partenariats économiques entre la France et l’Algérie. Les regards des experts et spécialistes sont croisés sur un dégel imminent des malentendus et une convergence de points de vue sur des dossiers stratégiques ou sensibles. Ce Conseil d’affaires bilatéral a été marqué par les échanges sur les questions économiques entre le mouvement des entreprises de France (MEDEF) et le Conseil du renouveau économique algérien (CREA). Les présidents des deux organisations patronales, Kamel Moula pour le CREA et Patrick Martin pour le MEDEF, étaient présents lors de cette rencontre. Le climat des affaires, les investissements et les partenariats ont été au cœur des discussions lors du Conseil d’affaires Algéro-français. Patrick Martin, président du MEDEF, a souligné l’importance de ces sujets dans un communiqué. De son côté, le CREA a indiqué que cette rencontre permettra de mettre en œuvre les conditions du mémorandum d’entente signé en décembre 2023 entre les deux organisations. En outre , l’objectif du Conseil d’affaires Algéro-français est de devenir opérationnel, selon le CREA. Les échanges ont été basés sur le nouveau code de l’investissement adopté en Algérie, dans le but d’encourager les partenariats de coproduction et de création de joint-ventures entre les membres des deux organisations patronales. Les discussions ont également abordé la feuille de route pour l’année en cours, avec des réunions prévues alternativement à Paris et à Alger. Et il est fort à parier que ce type de rencontre ainsi que d’autres initiatives plus louables et plus encourageantes vont se densifier entres les opérateurs des deux pays dans un sens de «Va et viens» et pas seulement à sens unique dans un principe de « Gagnant- gagnant». Ces rencontres visent à concrétiser rapidement les objectifs fixés, comme l’a annoncé le CREA. Dans le cadre de l’année en cours, des visites d’unités de production dans les deux pays, impliquant des chefs d’entreprise. Ces missions sectorielles permettront de renforcer la connaissance mutuelle des capacités industrielles et agricoles. Un comité stratégique, présidé par Abdelouahed Kerrar pour le CREA et Yannick Morillon pour le MEDEF, supervisera l’avancée des travaux, incluant des chefs d’entreprises affiliés aux deux organisations. Par ailleurs, avec un nouveau cadre juridique favorisant l’investissement et des perspectives positives pour le climat des affaires en Algérie, notamment dans l’industrie, les opérateurs français restent attentifs au marché algérien. L’agriculture, l’agroalimentaire, l’énergie et la digitalisation sont au cœur des priorités, visant à dégager des approches communes. L’automobile, en plein renouveau en Algérie, représente également un secteur d’intérêt pour les partenaires français, donc les constructeurs automobiles français, traditionnellement appréciés en Algérie, ont une opportunité à saisir.

À propos B.HABIB

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Ras Al Ain. «800 autres familles seront relogées, ce qui porte le total à 2.100»

Après le report décidé en ...

Le wali d’Oran lors de Journée nationale du Chahid : «Les martyrs de la Révolution une «référence» pour la résistance palestinienne»

Les réactions en cascade des ...

Cessez-le-feu immédiat à Gaza. Le travail colossal de l’Algérie à l’ONU

Près de 30.000 personnes sont ...

Journée nationale du chahid. Le wali préside la cérémonie de distribution de 2.500 logements

Le wali d’Oran Sayoud Saïd ...

Les autorités locales mettent le paquet pour la journée de chahid. Distributions de logement à Gdyel, Béthioua et Misserghine

La Journée nationale du chahid ...