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Conférence «Justice pour le peuple palestinien». Des mécanismes juridiques pour poursuivre l’entité sioniste

Israël ou l’arrogance frappante par l’assurance occidentale de laisser faire. Immonde, infâme et abjecte est en effet l’attitude de l’occident face aux sionistes qui préservent leur impunité internationale depuis voilà 1948. Entre les crimes de guerre à Ghaza et l’impunité internationale flagrante, il n’y a pas photo ni à redire d’ailleurs malgré tous les mécanismes juridico pénaux internationaux en vigueur. A la vue seulement du traitement partial et privilégié par la communauté internationale et l’ONU, du conflit en Ukraine et celui réservé à la guerre de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens et à Ghaza spécialement, beaucoup reste à faire sur le plan des tergiversations de traduction d’Israël devant les tribunaux internationaux. C’est cette «impuissance» des mécanismes juridiques à faire face à l’hégémonie sioniste qui est aujourd’hui au creux de la vague et qui doit susciter un débat vraisemblablement intense. Un débat malheureusement relégué à un étrange «dialogue de sourds» entre les initiateurs des appels au cessez-le- feu et des condamnations des actes barbares et abjects des sionistes dans la bande de Ghaza et la communauté internationale et l’ONU qui peinent toujours à prendre les sanctions prévues par la riche arsenal des résolutions onusiennes et les conventions sur les crimes de guerre et le respect des lois inaliénables et fondamentales sur la protection des Droits de l’Homme, des Femmes et des Enfants durant les guerres. Cet aspect d’ordre juridique, lié principalement à «un poids deux mesures sur la question cruciale de traitement des cas de crimes de guerre et la discrimination dans son application par comparaison de la circonscription, la géographie ou par nature de l’ethnie ou religion, divise au plus haut point le monde contemporain. Et ce sont certainement ces mêmes mécanismes juridiques qui doivent soulever deux questions polémiques: «En quoi, ils pourraient bien servir» ? «Quelle sont leurs utilités». Experts, avocats, juristes et activistes du monde s’interrogent sur l’efficacité de tous ces textes quand il s’agit des sionistes. C’est à se poser encore la question cruciale et fondamentale pourquoi l’entité sioniste demeure-t- elle à l’ombre des textes malgré ses crimes. Les experts ont été unanimes à Alger. Ils ont participé à la Conférence internationale « Justice pour le peuple palestinien », tenue jeudi. L’occasion a été pour eux de mettre en avant plusieurs mécanismes juridiques à même de poursuivre l’entité sioniste devant les tribunaux internationaux, pour son agression contre la bande de Ghaza. Raison essentielle qu’ils ont appelé à la fin de la politique de « deux poids, deux mesures » dans le traitement des questions internationales. Les interventions de la séance matinale de la Conférence internationale qui se tient au Centre international de Conférences « Abdellatif Rahal », ont porté sur « les graves violations commises par les dirigeants de l’occupant sioniste dans la bande de Ghaza », « le rôle du Procureur général de la CPI », « les mécanismes disponibles pour renvoyer le cas palestinien », « les mécanismes de saisine des Organisations internationales pour les violations graves commises contre le peuple palestinien », et « la CPI, comparaison entre les traitements réservés à la question palestinienne et à la question ukrainienne ». Dans leurs interventions, les experts ont passé en revue les thèmes des ateliers de travail de la veille sur les mécanismes de recours à la CPI et les obstacles qui entravent ce processus, affirmant l’existence de « plusieurs mécanismes juridiques qui permettent de poursuivre l’entité sioniste pour ses crimes ». Les experts ont, également, abordé les options alternatives ou parallèles de la CPI, dont la saisine des organisations internationales de défense des Droits de l’Homme, gouvernementales ou non gouvernementales, notamment s’agissant des enfants, des femmes, des équipes médicales et des équipes de secours pris pour cible, « ce qui permet de saisir les organisations en charge de l’enfance, Amnesty International et le Conseil des Droits de l’Homme ». Ils ont aussi rappelé l’existence de plusieurs mécanismes juridiques pour poursuivre l’entité sioniste, ajoutant qu' »il reste à savoir comment mettre en œuvre ces mécanismes et obtenir les résultats escomptés pour répondre aux grandes aspirations du peuple palestinien ». Dans ce contexte, le Secrétaire général (SG) du Syndicat national des magistrats (SNM), le juge d’instruction Mohamed Amine Mokrani, a déclaré dans une déclaration à l’APS qu’une plainte serait déposée devant les pays qui appliquent le principe de la « compétence universelle de la justice » pour juger les criminels de guerre sionistes, notant qu’une Commission internationale sera issue de la « Déclaration d’Alger », elle-même issue de la conférence « Justice pour le peuple palestinien » pour suivre ces plaintes. Il a précisé, dans ce contexte, que les soldats de l’occupation sioniste, disposant d’une double nationalité seront poursuivis dans leurs pays d’origine, conformément à la loi. Ils ont ajouté que « la compétence universelle de la Justice se veut une justice pénale exceptionnelle, adoptée après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où il n’existait aucun mécanisme juridique pour juger les criminels de guerre ». Il a ajouté que « La Convention de Genève de 1949 a codifié cette compétence judiciaire universelle, en accordant aux Etats signataires des Conventions de Genève, la possibilité de châtier les criminels de guerre, même s’ils ne sont pas de la nationalité de ces Etats et même s’ils n’ont pas commis les faits dans ces pays ».

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