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Commune de Zitouna (El Tarf). Une cité dénommée Mezez Felous

La nouvelle cité Mezez Felous sortie du village de Zitouna daïra de Tarf, a l’air d’avoir été oubliée par le pouvoir public de la commune de Zitouna. La dénomination de cette cité a un rapport étroit avec la longue lutte de 1954. Par cet endroit passaient les moudjahidine pour exécuter des opérations militaires qui subissaient de lourdes pertes aux unités stationnées de l’armée française occupant plusieurs blocus. Pas loin de la cité Bougouissa, une agglomération de 100 habitants environ. La cité dispose d’un semblant de piste bien que nous soyons en 2023, le goudron n’est pas encore passé. Les conditions sociales laissent à désirer et la majorité des habitations n’est pas encore achevée à cent pour cent. Des maisonnettes bâties sur un terrain qui ne dispose pas encore de plan d’assainissement. Plusieurs familles font encore leurs besoins soit à l’air libre dans les buissons se trouvant à proximité ou dans des fosses communes. Les pères de famille sont maçons, ouvriers ou gardiens dans une société. La cité où les conditions sont souvent intenables est à moins de deux kilomètres du chef-lieu communal. Elle a été pourtant souvent visitée par les responsables locaux mais aucun n’a dénié programmer l’asphalte pour les ruelles et la route qui traverse le pont. Un pont qui en hiver est souvent inondé, l’eau sort de son lit initial et se déverse dans la nature. Les enfants scolarisés dans une des écoles de la cité Bougouissa font un détour avec tous les risques possibles. Il y a deux ans, nous raconte un berger, deux bambins de 9 et 11 ans ont failli être emportés par la crue après de violentes précipitations. Les parents ont souvent attiré l’attention des autorités mais ces dernières sont restées sourdes à leurs plaintes. En tout état de cause, selon les habitants que nous avons rencontrés, la situation n’a pas l’air de s’arranger. Les locataires qui rentrent à la tombée de la nuit prennent des risques car pas de lampadaires. Ce problème se pose aussi pour les habitants de la cité Merdaci dite Hamra. Pour ce qui concerne les habitants de Bougouissa, plusieurs pères de familles dénoncent les disparités entre les citoyens, certains ont une route goudronnée qui finit devant la porte d’autres luttent en été contre la poussière, l’hiver contre la boue. Les habitants de plusieurs quartiers dans la commune de Zitouna vivent le calvaire et ont l’air d’être les oubliés des élus locaux. Pour revenir à notre patelin, Mezez Falous, ce patelin n’enregistre aucun signe de progrès urbain. La population de cette localité se dit livrée à elle-même et délaissée par les représentants du peuple. Une image nébuleuse se manifeste à chaque recoin, la population vit, oubliée complètement disent les habitants, ce sont toujours les mêmes contraintes et carences qui sont exprimées par les citoyens, manque de lieux de détente à savoir des espaces verts et jardins, pas de centre culturel.
La situation s’apparente aussi à plusieurs quartiers du chef-lieu qui eux au moins ont des stades matico pour taper dans une balle ronde. La cité compte en tout et pour tout une quarantaine de maisonnettes acquises dans le cadre de l’aide sociale.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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