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Commerce informel. «L’informel dans les mots et dans les faits»

Les marchés de l’informel réapparaissent avec force. L’esthétique de la ville est infesté de ces étals dans tous les trottoirs et chaussée où les produits de tous genres sont exposés. Le commerce illégal se propage d’une manière incompréhensible à Oran et les commerçants qui exercent dans l’égalité s’inquiètent et surtout s’interrogent sur la passivité des pouvoirs publics devant l’ampleur de ce phénomène qui prend des proportions démesurées et inquiétantes. A El Bahia le désordre ingérable a été érigé en vertu : car tous les coins, chaussées et trottoirs sont squatté par des jeunes venant de tous les coins et même des autres wilayas, qui dérangent, non seulement les passants et les automobilistes, mais également les propriétaires des magasins qui ont des charges à payer, des taxes, des impôts, des loyers, des salaires des employés. La situation est ingérable surtout au niveau de la Ville Nouvelle (Mdina-Jdida) ce marché provoque des heures d’embouteillage dans cette ville qui a toujours été connue par l’encombrement de ces routes. Des marchés comme celui d’El Hamri est le plus indiqué, car il reste impossible à déloger les vendeurs qui refusent l’accès au marché couvert malgré que tous ces boxes soient inoccupés. Les Oranais savent désormais qu’une normalisation de la situation des commerçants informels d’Oran, invités à plusieurs reprises à se caser dans la sphère légale, ne peut venir que de solutions alternatives, adéquates et non de propositions à l’emporte-pièce. A Oran comme ailleurs, c’est plutôt l’échec de la mise en application de la circulaire du ministère de l’intérieur no 008/2016. Libérer les trottoirs et les chaussées de l’emprise des commerçants informels n’a pas pu aboutir au résultat escompté. Des baraques de tôles et d’autres objets de fortunes ont été construites sur tous les trottoirs de la ville, qui continuent à pousser partout. La ville tend à se bidonvilliser au grand dam de ses habitants. Le marché informel a encore de l’avenir devant lui à Oran. Le comble est que ces marchés sont hétéroclites où tout se vend. Les ustensiles de cuisine, des articles scolaires, linge de maison, tapis, vêtements, dont la qualité et la provenance sont suspectes. Mais rien n’empêche que les acheteurs viennent de tous les coins du pays pour s’approvisionner. L’informalité revêt une certaine complexité dans la mesure où, a priori, aucun des acteurs de la vie n’est épargné. Au départ, l’informalité étudiée ne visait que le commerce et la sphère économique. Or, très rapidement, l’informalité s’est étendue et imposée à l’ensemble du quartier.

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