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Comment serait le Ramadhan 2022 ?

Nous sommes à deux semaines du ramadhan de cette année, marqué par trois aspects qui vont, sans le moindre doute, impacter le mois sacré cette année…Nous avons le « repli tactique » du covid19, qui aurait –parait-il – conclu une « trêve » unilatérale, qui sait ? Peut-être pour une nouvelle offensive plus macabre que les précédentes ! Ensuite, nous avons les hausses des prix follement démesurées, avec lesquelles nous avons inauguré la nouvelle année 2022..et, contre lesquelles les pouvoirs demeurent toujours impuissants.., juste pour ne pas dire qu’ils ont clairement capitulé. Le troisième aspect, c’est bien la guerre en Europe, qui chaque jour passant, risque de devenir mondiale. Le volet économique est plus lourd – à vrai dire- que le volet militaire, puisque ce dernier ne va, en somme, toucher que l’Ukraine, l’unique champ de bataille de cette guerre. Tandis que l’impact économique risque, sans nul doute, de se répercuter sur l’économie mondiale, du fait que les économies des pays du monde sont intimement interdépendantes les unes des autres… La réplique Occidentale à l’offensive russe sur l’Ukraine a été particulièrement économique…Elle ne va pas, cependant, impacter uniquement la Russie.. L’Algérie, faudrait –il le rappeler, est fortement dépendante du blé russe. Donc, à part les hausses incommensurables des prix et qui vont sûrement quadrupler d’ici le premier jour du ramadhan, le reste tout va selon les normes et les traditions. Et c’est la raison pour laquelle les citoyens, et sans se laisser engouffrer dans la déception, espèrent toujours que les pouvoirs publics réussiront, en fin de compte, à juguler un marché de plus en plus débridé, piloté par une poignée de groupuscules maffieux. Ces derniers imposent leur diktat sur un pouvoir paraissant dépassé par les événements. Et ce qui prouve notre point de vue, c’est que nous sommes au troisième mois de la nouvelle année, c’est-à-dire depuis le déclenchement de l’offensive visant à détruire le pouvoir d’achat des citoyens et l’Etat algérien n’arrive toujours pas, à réaliser une dissuasion concrète sur le terrain de bataille. Les décisions prises officiellement aux différents niveaux de l’administration du pays, lues sur les colonnes de la presse et vues sur les chaines TV, ne sont pas encore concrétisable sur le tas..Nous ne savons pas encore s’il s’agirait de décisions autoritaires prises en vue d’être appliquées avec force de la loi, ou bien s’agirait-il de simples souhaits ou peut-être de rêves éveillés.. Pour être plus franc, tous les indices – de la réalité vécue évidemment- laissent croire que le ramadhan de cette année sera catastrophique avec tout ce que ce terme pourrait engendrer de sens.

À propos Abdelkader Benabdellah

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