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Clôture du Procès Khalifa Bank. Une peine de 18 années de prison contre le principal accusé

Le verdict est tombé, hier, dans l’affaire de Khalifa Bank. Ainsi, la présidente du tribunal, Mohamedi Nadia, a prononcé une peine de 18 ans de prison ferme et un million de dinars à l’encontre du principal accusé Rafik Moumène Khalifa. La même peine notifiée par l’ex-juge Antar Menaouar, lors du procès de 2015. La juge a également notifié 08 années de prison pour Chaoucha Abdelhafidh, 04 ans de prison pour son frère Chachoua Badreddine, 08 ans de prison pour Kechad Belaiz, chef d’agence de Blida, 05 ans de prison ferme pour l’ex-cadre de la BDL, 03 ans de prison ferme à l’encontre de l’ex-entraîneur Ighil Meziane, 03 ans de prison pour Foudad Adda, ex-DG de l’école de police de Ain Benian, une année de prison ferme pour Ali Aoun, ex-PDG de Saidal, une année de prison contre l’ex-DG de la CNAS, Meziane Abdellalli et enfin, un non lieu pour Belkacem Mahrez, ex-DG de la CNR. Les 11 mis en cause ont, pour rappel, introduit des pourvois en cassation auprès de la Cour suprême. La désolation a régné, hier, au niveau de la salle d’audience après lecture de ce verdict qui, il faut le dire, n’a pas été clément envers l’ex-PDG de la Banque Khalifa qui a déjà purgé 15 années de prison ferme, 10 ans en Angleterre et 05 années à Blida. Dans la matinée d’hier, l’avocat, Me Benouaret, a pris la défense du dernier mis en cause, Ighil Meziane Ali, l’ex-entraîneur du NAHD. Les avocats du principal accusé, Rafik Moumène Khalifa, que sont Marouane Medjdouda et Djilali Nadjiba, ont tenté de contourner le sévère réquisitoire prononcé contre leur client qui est, selon eux, fondé sur l’arrêt de renvoi de 2006 et qu’il n’apporte, par contre, aucun nouveau élément puisque leur client a déjà purgé 15 années de prison ferme. Les deux avocats de la défense avaient estimé que «lorsque la politique entre de la porte, la justice sort de la fenêtre». Selon Me Ledjdouba, tout a été orchestré pour orienter le procès vers le tribunal criminel afin de condamner l’ex-PDG de la Banque Khalifa, Khalifa Rafik Abdelmoumene. Il conclut sa plaidoirie par affirmer que c’est un procès qui devait être traité dans un tribunal administratif et non criminel. « Tous les éléments qui sont dans le dossier et les accusations qui sont reprochées à mon client, ne reposent sur aucun élément légal. Ils ont créé ces deux faux actes d’hypothèque de la maison et d’un commerce appartenant à la famille Khalifa dont mon client n’a pas le droit de les utiliser, renchérit-il devant la juge et les 06 juges assermentés. D’ailleurs, après enquête, les services des domaines attestent que ses biens ne sont pas hypothéqués », plaide le jeune avocat, en s’interrogeant notamment sur le pourquoi n’a-t-on pas ouvert une enquête à la BDL, se contentant juste de condamner le banquier Issir Idir, sous l’argument qu’il avait déjà des intérêts dans la création de la banque BDL. A son tour, Me Bara a tenté de démonter les chefs d’accusation qui pèsent sur son client l’ex-DG de l’école de police de Ain Benian où il s’interrogeait où est l’acte criminel et quel tort a-t-il commis son client dans cette affaire de liquidation où le liquidateur refuse à nos jours de lui rembourser la totalité de son argent. Le jeune avocat a insisté sur le fait que son client Foudad Adda « était une personnalité connue qui n’a effectué aucun service rendu pour la Banque et n’a fait que transférer ses devises de l’agence de Marseille vers celle des abattoirs de Hussein Dey, gérée par Hocine Soualmi et que cette opération s’est faite dans un cadre légal et ne souffre d’aucune ambiguïté ». Quant au dépôt des fonds de la mutuelle de la police à Khalifa Bank, le jeune Me Bara rassure que les membres du Conseil d’administration ont nié avoir reçu des instructions de la part de l’ex-DG de l’école de police de Aïn Benian qui n’est autre qu’un membre du Conseil de l’administration de la mutuelle. Les autres avocats qui se sont succédé, celui de l’expert Foufa, de Ighil Meziane Ali, de Belkacem Mahrez et de Ali Aoun, ont démonté les chefs d’accusation qui pèsent sur leurs clients.

À propos NADIRA FOUDAD

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