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Citoyens non coopératifs, ça pèse, quand même !!

Non seulement, le citoyen s’est montré presque tout le temps, très peu coopératif, quand à l’observance des mesures de confinement, dehors, ou chez lui, mais pis encore, quand il se trouve dans un établissement hospitalier, il n’est pas du tout à la hauteur de ce que l’on exige de lui. Il est appelé, au moins, à ne pas introduire sous l’aisselle l’enfer à l’intérieur de l’enceinte hospitalière. Les événements, depuis que le covid19 s’est glissé chez nous par effraction, sont riches en anecdotes, parfois regrettables et pénibles à accepter, notamment ce qui s’est passé au cours des neuf derniers mois dans les établissements hospitaliers, première ligne de front de lutte contre la pandémie. Nous n’allons quand même pas nier le fait que nos hôpitaux manquent de tout, précisément d’une organisation structurelle pouvant rendre les efforts consentis par les personnels médicaux et soignants plus efficaces voire plus rentables. Le Covid 19 est venu à temps pour rendre cette mission noble qui est le soulagement des citoyens de leurs souffrances, plus compliquées. Nous sommes devant une pandémie qui ne badine pas et l’effort consenti va cependant être doublé ou triplé. Chaque jour, il y a des nouveaux cas de contamination et certains d’entre eux, vont succomber à la contagion. Faute de moyens de protection, des médecins et des infirmiers sont donc morts en martyres du devoir national. Ils ont rendu leur âme au moment où ils s’efforçaient à sauver d’autres âmes. Pourtant, ils ne demandaient rien d’autre que d’être bien traités par les citoyens pour lesquels ils sont en service. Ils y avaient, parmi eux, qui ont subi des agressions ou même assassinés pendant l’exercice de leur fonction par des dingues emportés. Même s’il y a des insuffisances à constater sur les lieux de lutte contre la pandémie, il faudrait, tout simplement se comporter en être compréhensif qui s’interroge, que s’il était à la place de ces gens «ces moudjahidine» aurait-il fait mieux ? Se concentrer uniquement sur les insuffisances et les tares constatées, ne serait autre qu’une interprétation d’une mauvaise foi. Tout simplement, l’on doit traiter autrui, tel que l’on souhaite être traité par autrui. Au contraire, un événement difficile, telle cette pandémie qui s’est manifestée sans préavis, laissant derrière elle, quotidiennement, désolations et chagrins, devrait normalement nous inciter à plus de coopération et d’unité. On doit faire confiance aux pouvoirs publics, aux autorités sanitaires et à notre système de santé. Par extension, nous devons ranimer notre confiance réciproque en tant que citoyens. Il n’y a pas d’autres alternatives pour organiser une résistance à la pandémie.

À propos Abdelkader Benabdellah

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