Accueil » ORAN » Cités urbaines. Le phénomène de la ruralisation s’accentue

Cités urbaines. Le phénomène de la ruralisation s’accentue

La citadinité exige un comportement positif et des attitudes que celui ou celle, habitant un espace urbain, doit adopter, notamment un comportement de civisme, de courtoisie, de respect de l’autre, de préservation des biens de l’Etat. Certes, l’exode rural pendant la décennie noire est pour quelque chose de trop plein humain dans l’ordre de la cité mais ce n’est pas une raison pour chambarder les règles de la discipline du jeu urbanistique. Dans toutes les nouvelles cités livrées, ces dix dernières années, une véritable catastrophe causée par des habitants inconscients qui défient les règles, la raison, l’architecture, l’environnement etc… qui pour transformer le balcon en cuisine, qui pour détruire un mur porteur afin d’agrandir le salon, qui pour ouvrir une fenêtre en trouant une structure, qui pour transformer l’habitation en local commercial, rendent hideux les immeubles et les cités! Il est très difficile de donner une identité à nos cités urbaines, tellement les activités qui s’y déroulent émargeant dans le registre de la ruralité. Les nouvelles cités d’Oran ont du mal à s’arrimer à la modernité et aux normes environnementales. Tout se passe comme si les citadins transportaient leurs villages dans les villes. L’occupation de l’espace urbain se fait prioritairement sur une base sociologique. Ce qui par contre va causer problème, c’est que la communauté va créer une véritable enclave rurale en pleine modernité urbaine. La communauté, le village en pleine ville, comme ce qui se passe à Belgaid, Hai Ennour et bien d’autres cités ; les façons de faire, de vivre, de se comporter ne sont pas restées au village ou dans les constructions bidonvilles dont vivaient certaines familles bénéficiaires de logements ; elles ont aussi migré en ville. On retrouve ainsi des étables, des poulaillers en pleine cité, des espaces verts laissés à l’abandon, des accotements de routes et recoins jonchés de détritus de toutes sortes et tout cela ne semble plus incommoder personne. Dans les nouvelles cités, lorsque des normes urbanistiques incluent des espaces récréatifs, ils sont vite squattés à d’autres fins ou anéantis par le manque de civisme. Ces activités posent assurément le problème de l’identité de nos cités. Sont-elles des villes ou des villages? Sommes-nous préparés à vivre dans des cités urbaines? Il faut accentuer l’éducation à la citoyenneté et au développement durable.

À propos Y.chaibi

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Environnement. L’entretien de la ville repose sur le quotidien des citoyens et les moyens de la collectivité

La propreté des rues et ...

Saison estivale. Les jets-ski de tous les risques

Les jets-ski sont l’un des ...

Environnement. Les Oranais en ont assez de voir ces épaves abandonnées

Il semble que l’espace public ...

Constructions illicites. Complicité et silence derrière le phénomène

«L’une des merveilleuses cités de ...

Gardiens de voitures. A quand la fin du phénomène?

Face à l’exacerbation du phénomène ...