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Circulation. L’anarchie dans tous ses états

Sur nos routes, tous les abus et excès sont permis. Les bus de transport public sont les maîtres. Ils imposent leur tempo et obligent les autres conducteurs à adopter un nouveau mode de conduite sauvage. Ces transporteurs ne reconnaissent aucun code, aucune loi, aucun règlement. Tout est permis pour eux et…dans l’impunité la plus absolue …jusqu’à quand? Les usagers n’en peuvent plus et pointent du doigt les autorités locales. Faute d’un plan de circulation, la ville souffre d’une affreuse désorganisation et d’un étouffement sans égal qui met à rude épreuve, les automobilistes, les piétons et les services d’ordre. Si les automobilistes ont leur part de responsabilité dans cette anarchie, il n’en demeure pas moins que l’on doit s’interroger sur l’absence des services chargés de cette mission, qui semblent totalement dépassés par le phénomène sauvage et anarchique qui sévit sur nos routes ; une Direction des Transports absente ainsi que la commission de la voirie et circulation communale, laissant les agents de la police, dédiés à la circulation, seuls sur le terrain.
Les Oranais avaient presque oublié ce qu’étaient les embouteillages. Depuis quelques jours, le calvaire est de retour, que ce soit en tram, en taxi ou dans les bus. Le temps de trajet habituel est multiplié par deux voire plus souvent. Ce sont des dizaines d’heures qui sont perdues dans l’enfer des bouchons oranais par an. Si la Division chargée de cette mission qui consiste à la pose des plaques routières, brille par son absence, quant à l’installation de plaques signalétiques et la signalisation routière horizontale et verticale dans la majorité des voies surtout au niveau des quartiers, la Direction des Transports de la wilaya d’Oran dont la mission est de réguler la circulation routière en matière de transport, ne semble pas s’inquiéter. Quelle solution peut-on apporter à cet épineux problème, quand on sait pertinemment que les habitants de la ville d’Oran, voire ses visiteurs, suffoquent chaque jour au milieu d’une circulation dense et surtout l’inexistence d’endroits appropriés au stationnement. Jusqu’à preuve du contraire, ce n’est qu’une simple idée soulevée depuis plusieurs années, mais qu’on a du mal certainement à concrétiser pour des raisons que seuls, ceux qui ont eu l’occasion d’occuper des postes de responsabilité, peuvent répondre. Pour l’instant, on continue seulement à pénaliser et le policier de la circulation et le citoyen.

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